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Imaginez une bonne grand-mère paysanne, perdue dans les embarras de la ville, voulant traverser les rails du tramway au milieu d'une grande avenue. [...] Au moment où elle met le pied sur le rail, une rame express arrive à toute allure... Rassurez-vous, la distance est suffisante et la grand-mère a largement le temps de passer [...] Mais imaginez maintenant qu'au moment où elle s'engage sur la voie, quelqu'un se mette à hurler "Attention, grand-mère !" ; la pauvre femme affolée ne sait plus si elle doit avancer ou reculer... [...] Je dois avouer qu'une brave femme en fit la douloureuse expérience.
Edogawa RANPO
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Cette page donne des informations détaillées sur des
questions d'actualité, certaines entièrement originales (ce site et cette
page, bien qu'en libre accès, sont protégés par Copyleft,
la seule contrainte requise étant l'indication de ce site comme source,
précisément pour garantir cette liberté). Elle donne aussi des liens
destinés à vous aider à retrouver d'autres informations pertinentes,
ainsi que des vues plus approfondies sur les sujets qui vous intéressent.
Les informations importantes ne sont pas toutes en anglais! Le chinois,
principalement le Mandarin (Putonghua 普通话), est probablement la langue
parlée par le plus grand nombre de personnes dans le monde, suivie par
les langues latines (français, italien, portugais, roumain, espagnol...),
et enfin par l'anglais (ou peut-être certaine langues indiennes). De
même, le grec fournit la plupart des mots et concepts utilisés en science.
Il ne faut donc pas hésiter à rechercher l'information dans d'autres
langues. La plupart de la littérature chinoise n'a été traduite dans
aucune langue occidentale. Le français n'est pas la seule langue utilisée
sur ce site (pour des raisons de commodité de communication, la lingua
franca de la science est l'anglais, et la majeure partie de ce qui se
trouve sur ce site est d'abord publié dans cette langue). L'enseignement
généralisé du latin dans les pays de langue latine permettrait facilement,
comme au cours des siècles passés, de rétablir une communication ubiquiste
de bien meilleure qualé que celle imposée par un anglais mal parlé et
appauvrissant la pensée.
Pour comprendre la biologie et être capable d'écrire à son propos ou
d'en parler (et de comprendre ce qu'on écrit et ce qu'on dit...) quelques
lectures peuvent être utiles. Nous donnons souvent l'adresse de liens
utiles dans la Toile pour retrouver des informations importantes. Nous
nous référerons à nos propres publications lorsqu'elles sont destinées
à un public éclairé non spécialisé. Une page est consacrée à la génomique
(pour l'instant en anglais), mais une information plus étoffée peut être
trouvée dans La Barque de Delphes publié aux Editions Odile Jacob en
mai 1998, (la version en anglais du texte français a été mise à jour
en 2003 et réorganisée, The Delphic Boat (Harvard University Press, Cambridge,
USA), et donne une vue plus anglo-américaine de la même connaissance).
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Nouvelles de la planète |
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Cette page a été commencée en 2000
à Hong Kong, en anglais. L'information
présentée n'essaye pas d'entrer en compétition avec l'information
fournie par des agences de presse comme l'Agence
France Presse ou Reuters. Elle
sélectionne une information (souvent non découverte par les media
habituels et, pour la Chine, provenant d'informateurs avertis).
Elle apporte aussi des informations sur l'Histoire des Sciences
et la création des concepts utilisés par la biologie moderne.
Un aspect important de la nature intime de la Science a été discuté
au cours d'une conférence donnée à
l'Université Zhong Shan (中山大學) de Guangzhou (广州) au début des années
1990. Enfin, l'importance de la Chine est particulièrement mise
en avant : le monde occidental est si puissant dans sa façon
de contrôler les media que cela semble bien nécessaire. Plusieurs
sites donnent des nouvelles intéressantes à propos de la saisonnière
A (H3N2), de la grippe aviaire A (H5N1) et de la grippe porcine
A (H1N1), en particulier le blog de Crawford
Kilian.
Publications à usage du public général
Toutes
les nouvelles | Titres
seuls
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25 august 2010.
Controverse a propos d'un nouveau virus, XMRV.
Nous avons rapporté
il y a quelque temps les effets probables d'un nouveau virus, XMRV, comme
cause à la fois du cancer invasif de la prostate (qui serait donc une
maladie contagieuse) et du Syndrome de Fatigue Chronique. La controverse se
développe par la publication de deux articles contradictoires, dans PNAS Proceedings
of the National Academy of Sciences of the USA et dans Retrovirology.
Ce qui est remarquable est que dans les deux cas ce sont des laboratoires
institutionnels reconnus qui "établissent" les faits. |
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20 août 2010.
Le passage arctique vers l'Asie est ouvert. La
glace arctique a considérablement fondu cette année, et le passage au nord du Canada vers le Japon est ouvert. Un deuxième passage au nord de la Sibérie devrait s'ouvrir dans les prochains jours. |
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19 août 2010.
Les voitures écossaises vont rouler grâce aux résidus
du whisky. Selon BusinessGreen, des
biocarburants produits à partir de sous-produits du whisky pourraient être
disponibles sur les routes écossaises d'ici quelques années. L'approche proposée,
protégée par des brevets, vise à produire du butanol (un bien meilleur substitutr
du pétrole que l'éthanol) en utilisant certains des 1.600 millions de litres
de bière et 187.000 tonnes de déchets produites par l'industrie du whisky écossais
chaque année. |
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6 août 2010.
Faut-il permettre aux patients atteints de fatigue chronique
de donner leur sang ? Le sang est le plus proche de liquide physiologique
naturel à l'homme. La pratique des transfusions est ubiquiste.
Pourtant, plus on s'approche du naturel,
plus le danger s'accroît, contrairement
à une croyance répandue. La controverse
sur le lien entre le virus récemment découvert apparenté au virus de la leucémie murine (XMRV)
et le syndrome de fatigue chronique et le cancer de la prostate devrait,
en attendant une certitude, interdire l'utilisation
de sang provenant de patients atteints. Il ne faut pas répéter la
situation qui prévalait au moment de l'apparition du sida. |
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5 août 2010.
Le dimethyl sulfone, composé courant des plantes, est-il
efficace contre les métastases ?Un
groupe de chercheurs de l'Université du Connecticut aux Etats-Unis a
étudié ce composé commun qu'on retrouve souvent dans les plantes et a étudié
son effet sur les cellules agressives des
métastases du mélanome chez la souris. La justification de leur étude
est que ce composé pourrait interférer avec la polymérisation des microtubules.
Ce qui est remarquable, mais doit être confirmé, c'est qu'ils ont trouvé un
fort effet antimetastatique de la molécule. Ils ont même pu dire
que, parce que les pratiques nouvelles en agriculture ont diminué le
contenu de diméthyle sulfone dans les aliments, cela pourrait avoir contribué
à l'augmentation du cancer dans les pays développés. Nous attendrons
avec intérêt les développements de cette étude. |
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9 juillet 2010.
Des espèces invasives se développent dangereusement en raison du changement climatique.
Les organismes vivants sont adaptés à un environnement particulier. Quand les conditions changent certaines espèces disparaissent tandis que d'autres se développent rapidement et accentuent l'effet négatif de la disparition des autres. On a tendance, curieusement, à occulter l'importance des espèces invasives. Aux Etats-Unis cette importance est désormais bien reconnue, bien plus qu'en Europe, où certains groupes de pression les oublient au profit de spéculations hasardeuses à propos d'espèces domestiques, bien incapables de devenir invasives. Ainsi, la mouche Liriomyza huidobrensis est un parasite très dangereux des plantes, qui se répand dans le monde entier et détruit un grand nombre de récoltes. |
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24 juin 2010.
La cause de la maladie de Crohn est identifiée chez un modèle animal.
La moitié des personnes d'ascendance européenne possède le variant d'un gène qui les rend susceptibles à la maladie de Crohn, inflammation de l'intestin qui demande souvent une intervention chirurgicale lourde. Des chercheurs, principalement de Washington University à Saint Louis, USA, montrent que la maladie résulte de trois causes indépendantes. D'une part le variant génétique, puis une infection par un norovirus d'une souche particulière (ces virus sont causes de gastroentérites communes) et de l'ingestion d'un composé agressif pour l'intestin. Cette association déclenche un processus qui conduit à un déséquilibre de la réponse immunitaire de l'hôte à sa flore intestinale commensale et la maladie s'installe. De façon tout à fait remarquable - cela donne un espoir de traitement - ces auteurs montrent qu'une stérilisation de la flore par un usage massif d'antibiotiques permet à l'intestin de retrouver son état normal. |
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21 juin 2010.
Dix cas de poliomyélite ont été notifiés en Angola.
Pour l'OMS la poliomyélite devait être éradiquée en l'an 2000 ou peu
après. En
2008 il ne restait plus que quatre pays, Afghanistan, l’Inde, le Nigéria
et le Pakistan où la maladie restait endémique.
Malheureusement il a fallu déchanter, et l'Afrique est encore un lieu
de développement de la maladie, en particulier au Nigéria et désormais
en Angola.
La maladie est présente ailleurs en Afrique de l'Ouest, et probablement
en extension. |
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19 juin 2010.
La grippe aviaire (H5N1) reste endémique à un bas niveau
dans de nombreux pays.
Alors que les maladies les plus courantes, comme la dengue, le choléra
ou la grippe restent à un niveau habituel dans le monde, nous ne devons
pas oublier le risque causé par la grippe "du poulet", causée par le virus
H5N1. Le
Ministère de la Santé chinois a rapporté au début du mois la mort d'une
jeune femme enceinte due à cette maladie, nous rappelant qu'il faut continuer
à surveiller soigneusement l'évolution du virus. |
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3 mai 2010.
La dengue fait de plus en plus de ravages, mais une bactérie
symbiote du moustique pourrait changer la donne.
La dengue est transmise par les moustiques du genre Aedes, A.
aegypti en particulier. Elle se répand de plus en plus dans les pays tropicaux,
et ses formes graves se multiplient. Il est donc particulièrement bienvenu
de découvrir
qu'un endosymbiote bactérien, qui se transmet facilement au cours des
générations,
Wolbachia, réduit fortement la transmission du virus. Cette bactérie,
en effet, utilise pour se multiplier des circuits fonctionnels communs
avec ceux du virus de la dengue. On peut donc envisager des stratégies
d'infection des moustiques par ce symbiote pour contrôler la diffusion
de la dengue. |
 | 2 mai 2010.
Le gaz carbonique va-t-il diminuer
la longévité?. Ce
n'est pas tout à fait une boutade. Une remarquable étude publiée
dans PLoS Biology démontre que la destruction d'un récepteur au
gaz carbonique accroît considérablement la longévité chez les mouches
drosophiles. Or le lien entre le système nerveux et la longévité
semble très conservé chez les animaux. Encore un effet inattendu,
et qui n'est pas l'effet de serre, pour ce gaz ubiquiste, fixé par
les plantes et dégagé par la plupart des organismes vivants.Un autre
phénomène sans cause identifiée, l'effondrement des populations d'abeilles
(colony
collapse disorder CCD) qui ne cesse de détruire les abeilles depuis
trois ans aux USA dans une proportion inquiétant, pourrait être le
résultat d'une maladie contagieuse non encore identifiée, ou d'un
facteur commun de l'environnement. En particulier il est parfaitement
possible, au vu des études sur la drosophile, qu'un seuil ait été
atteint pour certaines races d'insectes, diminuant de façon considérable
leur longévité. Ce phénomène est désormais très préoccupant car les
abeilles sont responsables d'une fraction importante de la pollinisation
des plantes, et par conséquent de nos récoltes. |
| 22 avril 2010. Les corbeaux de Nouvelle
Calédonie utilisent des outils à la manière
des primates. Les corbeau de Nouvelle Calédonie,
Corvus moneduloides, explore les trous
du bois mort pour y pêcher des larves d'insectes
au moyen d'outils qu'il sait façonner.
Des chercheurs viennent d'observer
pour la première fois ce comportement dans des
conditions naturelles, mettant au jour un
comportement qui n'a d'équivalent que chez les
primates. |
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21 avril 2010. Une
source inattendue pour le Sida: la greffe de
testicules de singe à l'homme L'origine
du VIH reste un mystère. Le
virus a clairement un ancêtre commun avec le
SIV, qui infecte les singes, et il pourrait
provenir de la "viande de brousse". On consomme
en effet du chimpanzé ou du gorille, comme
d'autres singes dans les régions où l'on pense que le Sida
est apparu, il y a probablement des dizaines
d'années. Mais il y a d'autres possibilités. En particulier
il a été un temps à la mode de greffer des
testicules de singe,
comme remède anti-âge à des hommes en mal
de jeunesse. Et en
1922 Serge Voronoff, établit en Afrique avec le
Dr Wibert une réserve de primates destinés à fournir la
matière première . Cette étrange
pratique pourrait très bien avoir été source
de contamination de l'homme par des virus de
grands singes.
Personne, semble-t-il, n'a eu la curiosité
d'explorer cette piste en profondeur. Bien que
cette hypothèse soit
peu probable elle doit nous remettre
en mémoire le danger potentiel important des
xénogreffes, en particulier en raison du nombre des rétrovirus
présents dans les génomes animaux.
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31 mars 2010. Une épidémie de fièvre de la Vallée du Rift sévit en Afrique du Sud. Après des informations provenant des autorités sanitaires du pays l' OMS met en garde la population contre une épidémie de Fièvre de la Vallée du Rift qui affecte plusieurs régions du pays. |
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21 mars 2010. Le
combat contre la tuberculose marque le pas en Indonésie. La
tuberculose tue près de 100 personnes par jour en Indonésie. Le
ministère de la santé vient de publier les chiffres inquiétants de
la lutte contre la maladie. La
tuberculose multirésistante met en échec les efforts pour
contrôler la maladie, et le taux de succès du traitement
plafonne à un peu plus de 70% depuis quatre ans. |
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19 mars 2010. Un nouveau modèle du chikungunya chez un primate non anthropoïde. La recherche sur le chikungunya, sa pathologie, le développement de vaccins et de médicaments a été ralentie par le manque de modèle animal approprié. Une étude méticuleuse Labadie et ses collègues, coordonnée au Commissariat à l'Energie Atomique, reproduit les symptômes de la maladie chez le macaque. Ce travail est un progrès considérable pour la lutte contre cette maladie qui tend à se répandre rapidement. |
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3 mars 2010. Une épidémie de choléra se développe en Afrique orientale. Comme l'année dernière au Zimbabwe le choléra se répand de façon épidémique en Zambie. Cette maladie est relativement peu contagieuse et suppose donc un niveau de pollution de l'eau très élevé. |
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26 février 2010. La grippe se développe après des épisodes de temps froid et sec. Une étude rétrospective du développement de la grippe aux USA, par la revue PLoS Currents Influenza (modèle de notre revue Symplectic Biology) montre que la grippe se répand très vite aussitôt que l'humidité a décru. Cette étude vient d'être reprise dans PLoS Biology sans citer le travail déjà publié... |
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23 février 2010. La méningite arrive précocement en Afrique de l'Ouest. Chaque année à la fin de l'hiver, en Afrique de l'Ouest, une épidémie de méningite bactérienne affecte les pays du Sahel. Cette année elle
commence plus tôt que d'habitude, avec un taux de mortalité élevé et elle s'étend bien au delà de son aire habituelle. |
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22 février 2010. Extension du code génétique à la lecture de codons de quatre lettres. Le code génétique traduit les 64 triplets formés des quatre nucléotides A, T, G et C en vingt acides aminés et en signaux indiquant la fin de la traduction du message en protéines. Deux de ces codons de fin de traduction code parfois des acides aminés rares, la sélénocystéine (UGA) et la pyrrolysine (UAG). Jason
Chin et son laboratoire au MRC de Cambridge, en Angleterre, avait déjà étendu cette capacité à des acides aminés artificiels. Il vient de faire beaucoup mieux. En modifiant le ribosome, tête de lecture qui lit le message, et des ARN de transfert, qui décodent les codons il a réussi à faire en sorte que soient lus des codons de quatre lettres au lieu de trois. Cela étend considérablement le code génétique (qui peut alors en principe lire quatre fois plus de codons, 256) et pourrait permettre à un organisme synthétique "orthogonal" au système naturel, d'introduire plus des acides aminés de plus de 200 types différents dans les protéines. |
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10 février 2010. Séquençage
du génome d'un homme ayant vécu au Groenland il y a 5000
ans. Les corps
sont bien préservés par le froid. L'ADN des follicules
pileux d'un habitant du Groenland il y a 4 000 ans a
été séquencé avec succès par une équipe associant l'Université
de Copenhague et le BGI à Shenzhen, Guangdong, Chine.
Le magazine Nature rapporte cette semaine ces
travaux, qui mettent en évidence une migration inattendue
qui a permis à des personnes qui semblent sans relation
avec celles qu'on sait avoir peuplé le Nouveau Monde
de vivre au Groenland. Il est désormais très probable
que de nombreuses migrations, pendant des millénaires,
ont permis à des hommes de l'Ancien Monde d'aller en
Amérique, mais le plus souvent sans y laisser de descendance.
Pour le moment l'analyse de ce génome ne donne que des
caractères généraux (un homme à la peau basanée et aux
poils noirs, habitué à vivre au froid, de groupe sanguin
A) mais il est probable qu'au fur et à mesure que la
séquence de nombreux génomes humains sera connue il sera
possible d'extraire des informations beaucoup plus fines.
Cela devrait se produire très prochainement en raison
de l'explosion technologique dans le domaine du séquençage
de l'ADN et des connaissances associées. |
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4 février 2010. Le
manque d'une classe d'anticorps expliquerait la sensiblilité
au virus de la pandémie H1N1 ? Il
y a quatre classes d'anticorps, immunoglobulines du type
G, chez l'homme. Mais alors que les anticorps de
la classe 2 sont généralement considérés comme plus spécifiques
des sucres qui se trouvent à la surface des protéines
et des bacteries, ces IgG2 pourrait avoir un rôle important
dans la protection contre la grippe porcine comme
cela a été remarqué en septembre dernier .
Un rapport
publié à Melbourne (Australie) paraît confirmer cette
observation. Cela
expliquerait pourquoi la maladie est bénigne chez la
plupart, alors qu'elle est léthale chez certains. Le
traitement par sérothérapie semble dans ce cas efficace. |
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2 février 2010. Un
article cause d'une violente campagne anti-vaccination
est rétracté. En
1998 Andrew
Wakefield et ses collègues affirmaient dans le fameux
journal The Lancet qu'il y avait un lien entre
le triple vaccin contre la rubéole, la rougeole et les
oreillons et l'autisme. Cette affirmation résultait de
mauvaises expériences et d'un traitement statistique
aberrant. Hélas, parce que ce travail était publié dans
un journal respecté, il déclencha une violente réaction
contre la vaccination, toujours en vigueur, avec des
conséquences dramatiques en termes de mortalité non seulement
en Angleterre mais dans un certain nombre de pays en
développement. The
Lancet vient finalement de publier
une rétraction complète de cet article,
rappelant aux lecteurs que ce travail biaisé n'aurait
jamais
dû être rendu public. |
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30 janvier 2010. Exploration de l'attitude des populations en cas d'épidémie. On sait depuis longtemps que les réactions des populations aux épidémies ont un rôle considérable dans leur propagation. Une
étude rétrospective publiée dans le British Journal
of Health Psychology analyse les réactions à la suite de l'épidémie de SRAS
en 2003, de la grippe aviaire (influenza A H5N1) et de la récente grippe porcine (influenza A H1N1). Les comportements observés sont particulièrement typiques suivant l'âge, le sexe, le niveau d'éducation, où la classification ethnique. La confiance dans les auteurs des messages de santé joue un rôle significatif, comme on peut s'y attendre. Il s'en suit qu'il sera important à l'avenir de cibler les populations concernées par des messages adaptés, différents suivant les critères aujourd'hui reconnus dans cette étude.
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23 janvier 2010. L'étude
du comportement d'un champignon inspire des urbanistes
japonais. Atsushi
Tero et ses collègues de l'Université d'Hokkaido ont
analysé la façon dont la moisissure Physarum
polycephalum envahit une boîte de Petri, et ont comparé
cette invasion avec le réseau de communications de Tokyo
et sa banlieue. Ils ont alors créé une réplique
de la région de Tokyo sur une boîte et ont laissé la
moisissure l'envahir, tout en analysant la façon dont
elle établissait son réseau d'accès à la nourriture.
L'image obtenue est remarquablement semblable à celle
du réseau de communications de Tokyo. Cela a permis aux
chercheurs de construire un algorithme de simulation
du processus, et de proposer cette approche biomimétique
aux urbanistes qui souhaitent construire une agglomération
en croissance. Leur argument est que l'évolution a sans
doute favorisé la création d'une solution optimale dont
nous pourrions tous bénéficier.
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22 janvier 2010. En Grande-Bretagne le nombre des cas inapparents de patients infectés par la grippe porcie a été fois plus élevé que ce qu'on imaginait. Cela démontre que, au moins dans sa première vague la maladie a été beaucoup plus bénigne que ce qui était affirmé.
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20 janvier 2010. La
grippe porcine a causé une épidémie modérée ; n'oublions
pas la grippe aviaire. Une
étude développee par
plusieurs laboratoires de pays asiatiques a confirmé
que la grippe aviaire est toujours présente, et causée
par le virus influenza A (H5N1). Elle semble particulièrement
liée à la migration des passereaux. Cette observation
reste conforme à l'idée qui prévalait il y a dix ans,
alors que nous avions suggéré d'utiliser l'abondance
des oiseaux rapaces comme sentinelles de la présence
de la maladie.
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16 janvier 2010. La
peste de la fraude scientifique. Plusieurs
centaines d'articles scientifiques ont été retirés et
désavoués durant la seule année 2009. Et ce chiffre,
qui peut parfois être extrait de bases de données bibliographiques
comme PubMed, n'est que le sommet de l'iceberg. Or la
situation ne va pas s'améliorer, comme on le constate
déjà, car certaines institutions, en Chine en particulier,
rémunèrent leurs chercheurs en fonction du "Facteur
d'Impact" des journaux où ils publient ! Associer
un profit financier direct à la publication dans des
journaux qui bien souvent sont produits par des éditeurs
aux revenus confortables, est extrêmement dangereux pour
la qualité de la science. Cela nous montre aussi que
c'est notre culture de la publicité, plutôt qu'une culture
du contenu, qui se propage, et dans un domaine où ce
phénomène ne devrait nullement exister. Plus grave encore,
la fraude scientifique est un comportement contagieux,
et bien des chercheurs pris sur le fait recommencent
à la première occasion, parce que les institutions académiques
qui les abritent ont beaucoup de peine à prendre des
mesures sérieuses. Et il n'est pas rare de trouver des
personnes impliquées dans ces comportements fautifs dans
des conseils universitaires ou même ministériels.
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13 janvier 2010. Un génome humain pour 10,000 US$. Les nouvelles machines de séquençage vont réduire le coût à 10,000 US$ par génome. Le Centre de Séquençage de HuaDa à Shenzhen, acquiert un grand nombre de ces machines à séquencer.
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8 janvier 2010. Des séquences non-retrovirales de virus à génome ARN dans les génomes de mammifères. Un groupe de chercheurs japonais vient d'identifier des séquences de bornavirus dans le génome de plusieurs mammifères, y compris de l'homme. C'est extrêmement inattendu car les bornavirus ne sont pas des rétrovirus (ils ne codent pas de transcriptase inverse permettant de passer de l'ARN à l'ADN). Les bornavirus sont les seuls virus à ARN qui ont un cycle de développement fortement associé au noyau des cellules. Ce processus d'intégration au génome de l'hôte est important à la fois conceptuellement - il démontre que la gestion de l'ARN par le noyau pourrait conduire à une façon tout à fait nouvelle de contrôler le contenu en gènes d'un génome, et important pour l'émergence des maladies, car il montre que des virus autres que les rétrovirus pourraient réapparaître à partir de tissus animaux. Cela donne toute son importance à l'idée de faire une étude épidémiologique soigneuse identifiant la morbidité et la mortalité des personnes en contact avec le sang animal, en particulier les bouchers et le personnel des abattoirs. |
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5 janvier 2010. Polémique
à propos du vaccin H1N1. Au moment où la polémique s'enfle,
rappelons que nous savions fort bien dès le mois de mai
2009 que l'épidémie de grippe porcine causée par un virus
influenza A H1N1 n'était pas plus sévère que les épidémies
les plus classiques de grippe saisonnière (qui comprend
d'ailleurs souvent un virus de type H1N1). Il était donc
parfaitement possible de prendre les mesures convenables
à l'époque, sans commander, comme en France, un nombre de
doses vaccinales invraisemblablement élevé. |
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1 janvier 2010. Comme
nous l'avions prévu, la
pandémie H1N1 est bénigne. Pour
le moment la mortalité due à la pandémie récente de grippe
porcine H1N1 (qui diffère de la forme H1N1 saisonniière)
est nettement inférieure à la mortalité moyenne des grippes
saisonnières. Il nous faut donc surveiller attentivement
cette dernière, et en particulier le virus H3N2 qui se
répand lentement, de même, bien sûr que la grippe aviaire,
complètement oubliée par les media de masse. |
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