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La vie se moque de nos théories, elle continue son œuvre, elle se propage selon ses lois, malgré tout, et elle est bonne quand même, parce qu'elle est l'action, l'effort, le mouvement.

Emile ZOLA


Table des Matières
 

Texte établi avec l'aide de la Fondation Fourmentin-Guilbert

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De l'antiquité à la fin du Moyen Âge

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Lorsqu'on remonte le temps, il est bien difficile de réunir des informations précises sur ce qu'était la Science et plus particulièrement la Biologie avant l'ère moderne. Cela est particulièrement vrai au cours de l'exploration de civilisations autres que celles situées en Grèce, ou dans un contexte où les références sont tout à fait différentes, en Chine par exemple. L'astronomie et la médecine ont été pratiquées, bien sûr, partout dans le monde, en relation avec des comportements et des pratiques religieuses ou morales, mais loin, par conséquent, de ce que nous retenons aujourd'hui comme Science. Cela explique le caractère partiel et partial du choix des événements retenus ici, qui est d'autant plus biaisé que nous allons plus en arrière dans le temps. Il est impossible de tracer une frontière entre ce qui va devenir la Science et ce qui relevait des coutumes. Nous tenterons de corriger cette présentation au fur et à mesure de notre progression dans la connaissance du passé (et des remarques qui nous serons faites). L'information retenue évite autant que possible l'usage de Wikipédia qui, par construction, résulte d'un processus analogue à un vote, et évolue dans le temps pour reflèter un consensus moyen de la connaissance plutôt que la réalité du savoir. Ces pages cherchent à tirer l'information qu'elle présentent de sources aussi sûres que possible, à savoir livres, publications scientifiques et catalogues raisonnés de ventes de livres anciens. L'idéal aurait été d'associer à chaque information une série de références, mais comme ce texte ne prétend pas autre chose que donner des repères, l'alourdissement correspondant ne nous a pas paru nécessaire pour l'instant.

Cette page doit donc être considérée comme étant en (re)construction permanente et certainement non exempte d'erreurs ou de partis-pris. Il est cependant tout à fait certain que la Science a quelque chose à voir avec la transformation des mythes et épopées en une représentation formalisée du monde. Notons cependant que, quel que soit le moment de l'histoire, les personnes qui n'avaient pas la vision organisée de leurs origines telle qu'elle est proposée par l'attitude scientifique, n'ont jamais facilement accepté la Science quand elle a commencé à naître et n'ont pas été pas enclines à la développer.

Il est fort probable que l'Homo sapiens moderne, né il y a 200 000 ans quelque part en Afrique de l'Est (ou Centrale), sortit de ce continent en traversant l'Ethiopie et le sud de l'Egypte, puis la Mésopotamie, et migra vers l'Est à la vitesse plutôt rapide d'environ 40 km par siècle (Il est possible qu'il soit passé plus au sud, allant directement vers ce qui est aujourd'hui le Pakistan, comme cela s'est produit beaucoup plus tard avec les esclaves Africains emmenés à l'Est, épisode souvent peu connu de la migration Africaine - ici forcée comme vers l'Amérique). L'Asie fut d'abord envahie, avec une très vieille branche humaine qui se dirigea vers le Sud jusqu'à l'Australie au moment où les glaciations firent baisser considérablement le niveau de l'Océan. On sait aujourd'hui que ce processus s'est effectué par vagues sucessives, laissant le temps à des isolats d'évoluer, puis, au moins partiellement se mélanger. C'est ainsi que les Caucasiens et les Asiatiques actuels ont une proportion notable de génome d'Homo sapiens neanderthalensis. A cette proportion, les Mélanésiens ont ajouté une seconde métissage avec Homo sapiens neanderthalensis Denisova. Seuls les Africains subsahariens n'ont pas ce mélange. Des mutations sélectives appropriées, altérant en particulier la pigmentation de la peau, la croissance des poils et la forme du nez durent apparaître et créer des types humains plus adaptés aux conditions environnementales locales. En particulier, une complexion de peau claire était probablement nécessaire pour retenir assez la lumière du soleil pour produire une quantité suffisante de vitamine D, et ainsi prévenir le rachitisme quand les Hommes émigrèrent vers le Nord. De la même manière, les poils du corps, qui avaient précédemment disparu, peut-être une réponse salutaire pour lutter contre les parasites, réapparurent parfois avec la pression de la sélection imposée par les basses températures dans les zones nordiques du monde. La révolution du Néolithique se fit plus tard il y a environ 12 000 ans.

On situe actuellement le premier foyer de la civilisation humaine écrite à Sumer, en parallèle avec un autre foyer en Egypte assez rapidement après le début de la révolution du Néolithique. La civilisation écrite Chinoise remonte loin dans le temps (au moins mille années après les Sumériens et les Egyptiens cependant, en accord avec le rythme habituel des migrations humaines), et il y a très probablement des liens entre les premières et la dernière, si l'on suit le tracé Ouest-Est à travers les montagnes de l'Afghanistan actuelle et du désert de Xinjiang vers le centre de la Chine. En fait, plus près de nous, cette route fut également suivie par Alexandre le Grand (356-323 avant J.C.), et il reste encore des vallées en Afghanistan où les habitants parlent un dialecte du Grec.

En Egypte, fut rapidement développé un art de guérir (il y a au moins 6 000 ans) qui était certainement  basé sur la superstition (et en particulier sur la superstition associée aux nombres naturels et aux nombres entiers) mais aussi fondé sur l'observation concrète. Malgré son extrême importance dans l'origine de la connaissance, la contribution de l'Egypte ancienne a été souvent oubliée. De nombreuses raisons expliquent ce fait, mais c'est probablement le développement des trois grandes religions monothéistes qui joue le rôle le plus significatif dans ce qui peut être considéré comme le "point aveugle" ou même comme une censure organisée à dessein de la pensée égyptienne. On peut en effet retrouver, en remontant l'histoire, de nombreux textes de la Bible hébraïque (et par la suite dans les textes dérivés chrétiens et islamiques) qui reflètent les croyances et les textes égyptiens antérieurs, y compris dans le détail. Et bien sûr, les religions établies sur l'affirmation que leur Dieu s'est révélé lui-même en s'adressant aux prophètes peuvent difficilement accepter que le contenu des révélations de Dieu puisse être profondément enraciné dans l'histoire. Le pharaon Aménophis IV, plus connu sous le nom d'Akhénaton (1380 - 1337 avant notre ère), a été le créateur d'une remarquable religion monothéiste au moment précisément où Moïse entreprenait sa migration, préfigurant visiblement ses voyages et ses paroles. Mais ni les Hébreux, qui ont dû fuir l'Egypte emportant avec eux la nouvelle religion, ni les Chrétiens, ni, enfin, les Musulmans qui peuplent maintenant l'Egypte (les Coptes chrétiens sont probablement plus proches de la vérité de leurs pères que n'importe quelle autre religion, avec un parallèle en Ethiopie), ne peuvent facilement accepter que leurs croyances aient une histoire concrète, fondée sur des événements naturels. Les théologies de haut niveau acceptent bien sûr cette situation, mais leur enseignement ne fait que rarement état d'un passé culturel commun. Et il va sans dire que, parce qu'une partie importante de l'Egypte était de complexion noire et descendant manifestement d'Afrique Centrale, il y avait et il y a encore une forte réticence à accepter que les avancées humaines majeures puissent venir de peuples à la peau noire. Il en est de même lorsque nous observons la résistance intéressante de nombreuses personnes (souvent en Asie) à accepter que l'Homme moderne est... un Africain.

Les Sumériens, les Egyptiens, les Babyloniens, suivis par les Indiens et les Chinois se sont succédés, réunissant une masse considérable de faits individuels, parfois extrêmement astucieux, organisés conformément à la religion locale ou les croyances morales. Puis, il y a environ 2600 ans, avec la création de la philosophie présocratique en Grèce, la science est née, selon une conception originale et complètement nouvelle d'organiser la connaissance humaine.

Il est très important de faire la distinction entre religion et philosophie. Le terme "Philosophie" a de nombreux sens, mais il comprend un point central : la philosophie est penser le fait de penser. Elle s'apparente donc fondamentalement à la science. De façon bien différente, la religion s'organise principalement autour d'une réflexion sur la Vie, et par dessus tout, sur la Mort, et est associée à des coutumes concernant le comportement de l'Homme face à la mort, le seul événement difficile auquel tous seront confrontés. Cela explique pourquoi il peut y avoir certaines contradictions quand on mélange philosophie et religion. Par exemple, en Chine, le daoisme peut être soit une philosophie soit une religion. Comme philosophie (dao jia 道 家), le Dao, le Chemin, encourage les gens à suivre la Nature ; comme religion (dao jiao 道教), c'est un ensemble de coutumes allant contre la Nature, essayant d'éviter la Mort. Bien sûr, une philosophie sous-tend tout type de religion, mais une religion implique une structure sociale, des rites et des croyances organisés d'une manière socio-politique. De la même manière, la philosophie s'intéresse aux questions de vie et de mort, mais par construction la philosophie pose des questions sur le monde (y compris sur les croyances), alors que la religion, avec sa structure sociale et ses rites, vise à répondre aux questions, de toute éternité.

La Science, fille et extension de la philosophie, est une exploration organisée du Réel. Qu'elle ait été créée par les philosophes Grecs, voyageant d'île en île, de l'Ouest de l'Asie à la Sicile, n'est pas un hasard. Ce n'est pas le lieu ici de discuter des raisons géographiques, économiques et socio-politiques à la base de la naissance de la Science, mais la quasi-absence de la Chine dans cette activité humaine, alors que la Chine a atteint très tôt un remarquable degré de civilisation (et c'est sans doute aujourd'hui la civilisation la plus ancienne encore vivante), n'est pas un hasard malgré son aptitude extrêmement ancienne et impliquée à développer des nouvelles techniques. Grâce probablement à des échanges avec le monde Grec, la Science a certainement commencé à se développer en Chine et en Inde (on peut le voir dans des traités anciens de mathématiques). Cependant, la Chine, isolée géographiquement, politiquement et économiquement, mettait l'accent sur la stabilité, et non la mise en question — qui est au cœur de l'activité scientifique — ou les échanges. C'est ce qui explique pourquoi la Science y fut éradiquée lorsqu'elle devint trop visible. Les principales catégories sociales en Chine (les érudits, les fermiers, les artisans, les marchands, dans cet ordre d'importance, les trois premiers associés à la fabrication, constituant les "racines", et le dernier associé à l'échange, les "branches") expliquent la nette distinction entre ce qui vient de la nature et entre ce qui vient de l'Homme, entre ce qui est naturel et ce qui est artificiel, une distinction applicable aux réactions actuelles face aux organismes génétiquement modifiés, par exemple.

Cela dit, nous pouvons trouver des dates où des faits scientifiques, des interrogations et des hypothèses furent avancés et organisés progressivement pour aboutir à la Science d'aujourd'hui. Nous nous intéressons ici à la Biologie ; c'est à dire à la Science associée à l'agriculture et à la médecine. Mais comme Science signifie aussi développement du raisonnement et développement de l'approche expérimentale, les premières dates qui nous intéressent vont correspondre à la création des principes du raisonnement et des premières expériences.

La Science nécessite une transmission fiable des connaissances. Cela requiert un moyen de transmettre plus fonctionnel et moins sujet à l'erreur que la transmission orale. Ainsi nous devons retenir comme dates importantes celle de l'invention de l'écriture, puis celle de l'écriture sur des supports faciles à fabriquer : pierre, tablettes d'argile, papyrus ou papier (plus tard, peau d'animaux). Nous devons être très prudents lors de reconstitutions de l'histoire ancienne : seuls les textes et les images sur les monuments ou autres artefacts, pouvant être datés de manière précise, nous permettent une évaluation fiable des dates d'inventions. Il faut garder à l'esprit que toutes les civilisations cherchent à s'approprier l'origine des inventions, sans contrôle, et en fait, il semble clair que l'origine des premières découvertes les plus importantes remontent à des civilisations éteintes, les civilisations sumérienne et égyptienne. Il ne faut pas oublier non plus que l'Homme a toujours été nomade, avec une vitesse d'invasion plutôt rapide : bien au-delà d'une centaine de kilomètres par siècle après le début du Néolithique, grâce à l'aide procurée par la domestication d'animaux, et la possibilité de transporter des graines pour se nourrir. Ainsi de nombreuses découvertes sur lesquelles nous avons peu d'informations voyagèrent durant le premier millénaire du Néolithique.

~10000 av JC Le chien est domestiqué en Mésopotamie. La domestication animale et la culture de plantes commencent à s'étendre à l'Est comme à l'Ouest à la vitesse d'environ 50-100 km par siècle. L'étude de l'origine la domestication est aujourd'hui une activité de recherche importante en histoire ancienne et les dates retenues vont certainement se préciser peu à peu.

~6000 av JC La levure est utilisée par les Sumériens pour la fabrication de la bière et du vin. Cette pratique se diffuse lentement vers le Sud, l'Est et l'Ouest. On invente la métallurgie, une des plus anciennes techniques, avec le travail de l'or. Il est probable, en fait que la co-évolution (involontaire) des ancêtres des Primates et la levure soit première. En dehors des travaux de Louis Pasteur, cela justifie l'intérêt particulier des biologistes pour cet organisme.

~5000 av JC Les premières villes sont créées en Mésopotamie. Le cheval est domestiqué en Ukraine. A partir de cette domestication, la diffusion de la connaissance humaine s'accélère, avec l'expansion du cheval comme moyen de transport et de communication.

~4200 av JC Découverte du cuivre comme métal susceptible d'être travaillé. Il reste un symbole du commencement de la civilisation au Moyen-Orient, et son nom est associé à cette région (le symbole du cuivre est Cu et vient du latin cuprum, signifiant venant de l'île de Chypre, Κύπρος).

~4000 av JC Les Egyptiens découvrent comment faire du pain au levain en utilisant de la levure. Il est probable que levure et ferments lactiques ont été découverts accidentellement bien plus tôt. Domestication de l'âne. Les échanges se font rapidement suivant le Nil, profitant de l'opposition entre le courant du Nil (qui va vers le Nord) et le vent dominant (vers le Sud). Les Sumériens et les Egyptiens découvrent le travail de l'argent.

~3600 av JC Des alliages de cuivre sont utilisés par les Egyptiens et les Sumériens. Les premiers artefacts de cuivre fondu sont trouvés dans la Vallée du Nil : anneaux de cuivre, bracelets, ciseaux ; la fusion de l'or et de l'argent est connue. Des échanges avec l'Afrique centrale par la Vallée du Nil amènent des minerais et des métaux en Egypte.

~3500 BC Les Egyptiens commencent à écrire des récits sur les événements royaux importants, d'abord sur de la pierre, puis sur du bois. Les Egytiens utilisent la galène (sulfure de plomb avec des reflets métalliques) comme cosmétique pour noircir les traits du visage. Ils en ignorent évidemment le caractère très toxique.

~3400 av JC Les premiers symboles de nombres, de simples traits droits, correspondant à un système de numération décimale (sans le zéro) commencent à être utilisés en Egypte. Les Egyptiens savent extraire le métal du minerai de cuivre.

~3300 av JC L'écriture sumérienne sur des tablettes d'argile devient une pratique courante. La civilisation Minoenne se développe en Crête, puis dans toute la Mer Egée.

~3250 av JC La roue est utilisée en Mésopotamie.

~3000 av JC Les Sumériens pratiquent le plombage des dents. L'écriture sumérienne évolue vers le système cunéiforme. Le boulier se développe au Moyen-Orient et autour de la Méditerranée. Les chiffres hiéroglyphiques sont utilisés en Egypte.

~3000 av JC à 2500 av JC La médecine sumérienne découvre les pouvoirs de guérison des sources minérales. Le métier à tisser est connu en Europe.

~2800 av JC Début des observations astronomiques méthodiques en Egypte, à Babylone, en Inde et en Chine. L'Egypte introduit un calendrier de 365 jours sans ajustements.

~2750 av JC Construction de la grande muraille d'Uruk, avec ses 900 tours, en Mésopotamie. La construction de la pyramide de Chéops correspond, dans ses plans et ses dimensions, à des mesures astronomiques. Les Sumériens commencent à utiliser un système de numération sexagésimal pour noter les transactions financières. C'est un système de notation positionnelle sans zéro. C'est probablement à cette date que sont fabriqués les premiers objets en fer, mais la fonte du fer n'est pas encore fonctionnelle. Le travail du fer sera exporté vers l'Est et le Nord-Ouest suivant les migrations humaines, et sera continuellement amélioré.

~2500 av JC Des bas reliefs égyptiens illustrent les techniques de chirurgie existantes. En Egypte, le payrus, premier essai d'utilisation d'un support d'écriture léger et pratique, devient le support courant de contes et de textes. Une autre façon de fabriquer un papier végétal sera redécouvert en Chine, selon un procédé plus élaboré, plusieurs milliers d'années plus tard et sera ensuite exporté vers Europe. Premiers documents historiques sur la civilisation Chinoise.

~2100 av JC Les premiers textes légaux connus sont écrits par Ur-Nammu, roi d'Ur.

~2000 av JC En Egypte, le rapport entre le rayon d'un cercle et sa circonférence est estimé à 3. Plus tard, cette mesure sera transmise aux Hébreux et aux Grecs. Les Egyptiens proposent une forme de contraception. Les Egyptiens utilisent la corde à nœuds en triangle avec des nombres entiers (a²+ b² = c², théorème de Pythagore) pour construire des angles.  Les Harappans adoptent un système décimal uniforme de poids et de mesures.

~ 1900 av JC Un papyrus écrit en Egypte (le papyrus de Moscou, aussi appelé le Papyrus de Golenishev) donne des détails sur la géométrie égyptienne. Les quatre éléments de base sont connus en Inde pour décrire les éléments matériels : la Terre, l'Air, le Feu et l'Eau. Le lieu d'origine de cette description n'est pas connu.

~1800 av JC Les Babyloniens utilisent les tables de multiplication.

~1750 av JC En Crète, le palais de Minos a la lumière et est ventilé, il possède des salles de bains alimentées en eau. En Egypte, un système d'irrigation utilise les crues du Nil. Le Code d'Hammurabi (fondateur de Babylone), comprend des conseils pour des pratiques médicales (notamment pour la chirurgie de l'œil) et le montant des honoraires autorisés. Babylone se sert d'une géométrie très développée comme base de mesures astronomiques et crée les signes du Zodiaque. On découvre l'étain et on l'ajoute au cuivre comme alliage métallique. Les Babyloniens résolvent des équations d'algèbre linéaire et du second degré et composent les tables des racines carrées et cubiques. Ils utilisent le théorème de Pythagore et se servent des mathématiques pour élargir leurs connaissances en astronomie.

~1700 av JC Rédaction du papyrus de Rhind (parfois appelé le papyrus d'Ahmes). Il nous informe sur le développement de nombreuses techniques mathématiques pour résoudre des problèmes chez les Egyptiens. La multiplication est basée sur la répétition de doublements et la division sur par successions de divisions en moitiés.

~1600 av. JC  Il semble qu'on utilise le système décimal en Crète (probablement introduit par les Egyptiens). La civilisation Minoenne, très évoluée, prospère jusqu'à sa destruction, probablement due à l'explosion du volcan de l'Ile de Santorin qui a recouvert la région de cendres et a rendu les terres stériles pour plus d'un siècle. On fait état de présence de mercure (en Grec ὐδραργυρος, argent liquide, en latin argentum vivum,  vif argent) dans les tombes égyptiennes à cette époque.

~1550 - 1200 av JC La civilisation Minoenne développe son propre système d'écriture. Le Linéaire A a été à la base du développement du Linéaire B, qui apparaît en Crète vers 1450 avant JC et qui va s'étendre rapidement à la Grèce continentale. Ces deux formes formes d'écriture, le Linéaire A et le Linéaire B, vont être utilisés pendant le deuxième millénaire avant notre ère vulgaire en Crète minoenne. Michael Ventris déchiffre en 1952 le Linéaire B. C'est cette écriture syllabique qui va se propager des Minoens aux Mycéniens. Le Linéaire A n'a pas encore été déchiffré et l'influence de cette civilisation en Grèce en terme de science n'est pas encore connue.

~1500 av JC L'extraction du fer par fusion est une pratique répandue en Syrie et en Palestine. C'est sous la dynastie Shang 商朝 (1700 av JC-1027 av JC) qu'apparaissent les premiers pictogrammes chinois gravés sur des os. Les saignées médicinales sont pratiquées depuis l'Age de Pierre.  Pratiquement toutes les cultures anciennes et modernes ont tiré le sang pour guérir de maladies. Les cultures primitives pensaient que la maladie était due à des esprits malins et qu'ils pouvaient être éliminés en retirant du sang aux patients. Une des manières de maîtriser les saignées est d'utiliser des animaux : la plus ancienne illustration connue d'utilisation des sangsues à visées médicales est peinte dans une tombe égyptienne. On utilise le cadran solaire en Egypte pour mesurer l'heure dans la journée grâce à l'ombre solaire. Les heures sont plus courtes en hiver qu'en été.

~1400 av JC Une horloge compliquée, mesurant l'écoulement de l'eau, déposée dans la tombe d'Aménophis III démontre la maîtrise des premières science expérimentales par les Egyptiens. Les restes de fours pour fondre le verre découverts à Tell-El-Amarna en Egypte par Flinders-Petrie, montrent qu'ils savaient fabriquer des baguettes, des perles, des jarres ou d'autres objets, apparemment en recouvrant un moulage d'argile de verre puis en enlevant ensuite ce moulage.

~1300 av JC Les permutations mathématiques et les "carrés magiques" sont connus des mathématiciens Chinois. Un système décimal sans zéro commence à être utilisé en Chine. Les propriétés du triangle de Pythagore commencent à y être connues. Grâce à ces propriétés, la position du soleil en fonction de l'inclinaison de l'axe polaire est mesurée en Chine.

~1100 av JC Premières preuves de l'élevage des vers à soie en Chine (on pense que la méthode existait bien avant mais sans preuves, mais on est sûr qu'elle existait après 500 avant JC). Développement de la construction de bateaux dans les pays Méditerranéens et Scandinaves, en même temps que début des explorations maritimes de régions éloignées du monde. Les Egyptiens fabriquent des maquettes d'Anubis, un des Dieux de la mort, avec des machoires mobiles, destinées à simuler la parole. Ce sont les ancêtres de nos automates modernes simulant les êtres vivants.

~1000 av JC Les Chinois se servent de bouliers pour calculer.

~950 av JC  "Les "biotechnologies" s'écartent des simples procédés de l'agriculture et de la médecine : les teintures pour les tissus sont fabriquées à partir d'escargots violets et fixées à l'alun dans la zone méditerranéenne. L'année lunaire indienne a 360 jours réglée au hasard pour correspondre à l'année solaire. Un texte chinois de mathématiques comprend de la planimétrie, des proportions, la règle de 3 en arithmétique, les racines carrées, la géométrie, les équations avec une ou plusieurs inconnues et une théorie du mouvement.  Premières utilisations du fer en fusion en Grèce. Les Chaldéens se servent de cubes remplis d'eau pour mesurer le temps, le poids et la longueur.

~841 av JC  Début de la chronologie historique Chinoise corroborée

~800 av JC  Baudhayana est l'auteur de l'un des premiers Sulbasutras indiens (textes contenant des problèmes mathématiques). Les Chinois commencent à utiliser le fer, après que sa fusion a été introduite en provenance de l'Ouest. La médecine commence à se séparer de la religion et la formation médicale indienne se fait sur des modèles anatomiques. En Grèce, Homère mentionne la chirurgie hautement développée qui se pratique sur les lieux de bataille. Utilisation de traîneaux à roulettes pour le transport de charges lourdes. Les Assyriens utilisent des vessies d'animaux comme support à la nage lors de conflits.

763 av JC Le roi Adadnirari 11 d'Assyrie commence une nouvelle chronologie (accordée à l'éclipse du soleil du 15 juin de cette année-là).

~750 av JC  Manava écrit un Sulbasutra. Ce sulbasutra, comme tous les autres, contient des constructions approximatives de cercles à partir de rectangles et de carrés à partir de cercles, qui permettent de penser qu'ils donnaient une valeur approximative de π. Mais ces valeurs de π sont différentes à travers le Sulbasutra, surtout en ce qui concerne la construction incluant des cercles. Une interprétation des versets 11.14 et 11.15 du travail de Manava donne π = 25/8 = 3,125.

~750 av JC L'astronomie Babylonienne et Chinoise a compris les mouvements planétaires, le nouveau calendrier babylonien est confirmé. La roue à rayons et le fer à cheval sont connus en Europe.

~750 av JC La célèbre bibliothèque du Roi Assurbanipal, comprenant plus de 22 000 tablettes d'argile, traite d'histoire, de médecine, d'astronomie et d'astrologie. Le mouvement des planètes et les signes du Zodiaque sont mentionnés en Assyrie, et des pendules à eau y sont fabriquées.  Le jardin du Roi Sermacherib au palais de Ninive possède des plantes et des animaux rares, des espaces de plantations et des canaux d'irrigation sont extraits de carrière, ce qui va permettre une amélioration dans la reproduction des plantes et un début d'hygiène. Des progrès ont lieu dans les installations en eau : Jérusalem possède des conduites d'eau souterraines, Sermacherib fait construire un aqueduc, Ninive a des puits. Kaléos Glaucos de Chios invente la soudure du fer.

~600 av JC  Apastamba écrit la plus intéressante des Sulbasutra indiennes d'un point de vue mathématique. Notre méthode décimale d'écriture des nombres trouve ainsi son origine en Inde. Il a fallu beaucoup de temps pour que ce système mathématique arrive dans la zone Méditerranéenne et Européenne et pour qu'il soit accepté. Il a fallu encore plus de temps pour qu'il soit accepté en Chine. En regardant le système archaïque de mesure de poids toujours en vigueur en Amérique aujourd'hui malgré le système métrique, on peut facilement comprendre que les toutes premières idées ont la vie longue. Le système décimal devint courant avec le développement de l'arithmétique islamique.
Le Pharaon Nechos d'Egypte (règne 609-593) commence la construction d'un canal entre le Nil et la Mer Rouge. Il commande également aux Phéniciens la première circumnavigation reconnue de l'Afrique.

~590 av JC  Thalès (Milet 625 - 547) choisit l'Océan comme élément premier. Il sait que l'aimant attire le fer et que l'ambre lorsqu'il est frotté devient magnétique. Il apporte à la Grèce les connaissances mathématiques de Babylone. Il utilise la géométrie pour résoudre des problèmes tels que le calcul de la hauteur des pyramides ou la distance des bateaux du rivage. Le Théorème de Thalès (les triangles construits sur un diamètre avec un sommet sur le cercle  sont rectangles) est la plus vieille théorie de mathématiques occidentales. Eupalinos fait construire un réseau d'eau sur l'Ile de Samos, un tunnel d'une longueur de trois quart de mille commencé simultanément des deux côtés.  Priscus fait construire le premier pont romain en pierres. Nabuchodonosor II fait construire un palais avec des jardins en terrasse à Babylone (supposés être les célèbres "Jardins suspendus", l'une des Sept Merveilles du monde), un tunnel de plus de huit cent mètres, reliant le palais au Temple du Soleil, traversait l'Euphrate sous la rivière. On attribue à Théodore de Samos l'invention du moulage en fer, du niveau d'eau, de la clé et de la serrure, de l'équerre de charpentier, du façonnage de l'argile au tour. L'année lunaire romaine a 10 mois de longueur variable (12 mois par la suite). L'astronomie babylonienne commence à ressembler aux estimations actuelles ; l'année lunaire a 364 jours divisé en 12 mois alternant 29 et 30 jours.

~580 av JC  Anaximandre (Milet, 611 - 547) choisit le non-limité (Απειρον) comme élément premier. Il dessine la première carte (sur papyrus). On lui attribue le premier travail écrit sur les sciences naturelles, un poème classique intitulé Περι φυσεως (De la nature). Dans ce poème, il écrit que les êtres humains descendent des animaux aquatiques, formant ainsi ce qui peut être la première théorie de l'évolution, disant qu'au commencement il existait une créature avec des écailles ressemblant à un poisson vivant dans les océans. Au fur et à mesure, ces créatures se déplacèrent vers les terres, perdirent leurs protections d'écailles et devinrent les premiers humains.

~550 av JC  Anaximène (Milet, 585 - 528) imagine que les processus de condensation et de raréfaction sont nécessaires à la création de toutes formes existantes, y compris les organismes vivants.

~540 av JC  Sushrata enseigne la médecine à Bénarès, comprenant la chirurgie, l'obstétrique, l'alimentation, les bains, les médicaments, l'alimentation et l'hygiène des enfants et l'éducation médicale.

~540 av JC  Xénophane (Colophon, 570 - 475) est le premier à formaliser la nature hypothétique de ce que nous connaissons maintenant comme "Science", faisant la différence entre le monde et sa réalité (ἀληθεῖα) et les Modèles du Monde (δοξα). Xénophane est l'un des premiers à avoir écrit des observations sur les fossiles, pensant que ces fossiles prouvaient qu'il y avait eu de l'eau et de la boue à une époque antérieure dans dans la région où on les découvre. Les Chinois utilisent des cordes à compter.

~530 av JC  Pythagore (Samos, 560 - 480) part pour Crotone dans le sud de l'Italie et y enseigne les mathématiques, la géométrie, la musique et la réincarnation. Son monde est basé sur l'organisation des Monades : les nombres entiers. Un lien est fait entre l'alphabet et les nombres entiers. De fait, il anticipe la découverte du concept du zéro, qui sera faite plus tard en Inde. Zénon (Elée ~570 - ?) souligne la question posée par la contradiction entre continu et discontinu.

~510 av JC  Héraclite (Ephèse 540 - 475) met l'accent sur le Changement comme cause principale des choses.

~500 av JC  Le médecin grec Alcmaeon dissèque des cadavres humains pour des études scientifiques et découvre dans l'oreille ce que nous nommons maintenant la trompe d'Eustache. Il expose qu'une bonne santé est le résultat d'un équilibre des forces similaires à celles décrites par Anaximène, "humidité/sécheresse", "chaud/froid", "amertume/douceur", alors qu'un déséquilibre provoque des maladies. Il découvre aussi la différence entre veines et artères ainsi que les connections entre le cerveau et les organes sensoriels.
Le travail théorique de Panini sur la grammaire du Sanskrit en Inde établi que cette langue est le précurseur du langage moderne usuel. La première opération connue de la cataracte est pratiquée en Inde par Sushrata (Susrata Samhita). L' astronome Naburian utilise le système sexagésimal babylonien pour relever et prévoir la position du soleil, de la lune et des planètes. Le carthaginois Hannon traverse la côte ouest de l'Afrique. Hécatée (549 - 486) mentionne l'Inde dans ses écrits prouvant que les échanges entre le l'Extrême Orient et la Grèces étaient déjà importants. Développement des technologies et de l'agriculture en Chine. Confucius (孔夫子 Kong Fu Zi) (551 - 479) enseigne des règles de comportement toujours suivies en de nombreux lieux en Chine. L'importance n'est pas donnée à la connaissance en tant qu'objectif, mais, au contraire, à la connaissance des règles morales (en particulier des valeurs familiales).

494 av JC  Destruction de Milet par les Perses

~490 av JC  Parménide (Elée ~515 - ?), contrairement à Héraclite met l'accent sur la Permanence.

461 - 456 av JC  Le mur entre Athènes et Le Pirée est construit.

~450 av JC  Empédocle (Agrigente, 492 - 432) propose que les quatre éléments (la Terre, l'Eau, l'Air et le Feu) et leurs combinaisons sont à la base de toute chose. Sa vision de la création des formes vivantes est remarquablement semblable aux visions portées bien plus tard pas les théories sur la sélection dérivées des idées de Darwin. Il souligne la nature combinatoire des formes vivantes. Avant cette époque, les Grecs n'étaient pas d'accord sur laquelle des quatre possibilités était l'élément "originel" : pour certains, c'était l'un de ceux-ci, pour d'autres, un autre, pour d'autres encore deux à la fois. Il pensait que toutes choses se produisaient par leur combinaison et/ou séparation selon les deux principes opposés que sont l'Attraction et la Répulsion.
Leucippe (Abdère ~490 - ?) propose que toutes les choses sont faites d'atomes, structures insécables  pouvant se combiner de manière infinie. "Aucune chose ne devient sans cause, mais tout est l'objet d'une Loi (Λόγος) et sous la contrainte de la nécessité". Diogène d'Appolonie (Apollonie, Phrygie our Crête ? 499/98 - 428/27) écrit son "Περι φυσεως" de manière éclectique, en accord sur certains points avec Anaxagore et avec Leucippe sur d'autres. Comme Anaximène. Il écrit que la substance première de l'univers est l'Air, infini et éternel, à partir duquel, par condensation, raréfaction ou changement d'état, provient toute chose. Comme Anaximandre, Diogène considère la mer comme un reste de l'état humide originel, évaporé partiellement sous l'action du soleil, séparant ainsi les terres restantes. La terre elle-même est ronde, en forme de disque. Sa solidification par le froid est due au fait que le froid est une forme de condensation. L'intérêt majeur de Diogène est la physiologie, dans un traité de même nature que celui des écrits pseudo-hippocratiques. Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont les auteurs de ces curieux pamphlets l'utilisent, comme ils l'ont fait d'Anaxagore et d'Héraclite. Les créatures vivantes surgissent de la terre, assurément sous l'effet de la chaleur. Leurs âmes sont l'air, et leurs différences proviennent des degrés variés de raréfaction ou de condensation. Pas de place particulière, comme le cœur ou le cerveau, n'est attribuée à l'âme, qui est simplement un air chaud circulant avec le sang dans les veines. Les idées de Diogène en ce qui concerne la théorie des sensations se définissent ainsi : toutes les sensations sont dues à l'action de l'air sur le cerveau et les autres organes, le plaisir venant de l'aération du sang. Mais les détails de cette théorie ne peuvent être étudiés convenablement qu'en relation avec les écrit hippocratiques, car Diogène ne représente pas vraiment l'ancienne tradition cosmologique, mais un développement original d'opinions philosophiques réactionnaires combiné à un enthousiasme complètement nouveau pour la recherche détaillée et l'accumulation de faits...

~420 av JC  Démocrite (Abdère 460 - 370) poursuit la théorie de l'atome. Sa position principale est que les atomes tourbillonnent dans le vide, où ils peuvent se combiner dans une grande variété de formes. Cela réconcilie le point de vue de Parménide sur la matière constante et celui d'Héraclite sur la matière constamment changeante.

~441 av JC Mélissos (Samos, 500 - 440) commande la flotte à Samos et inflige une défaite à Périclès. Il déclare que les lois de la nature sont les mêmes partout dans l'univers.

~441 av JC Hippocrate (Cos, 460 - 377) est le fondateur de la profession de médecin en Grèce, enseignant à des étudiants sous la protection d'Asclépios, Dieu de la médecine. Parmi ses nombreuses observations, dont beaucoup inexactes, Hippocrate établit que la contribution de l'Homme dans l'hérédité d'un enfant provient de la semence. Il est le fondateur des Asclépiades, une école des médecine qui durera plusieurs siècles. L'une des raisons qui le rendent mémorable est sa théorie que le corps humain est composé des quatre éléments (terre, air, feu, eau) plus quatre fluides ou humeurs : αιμα ou sang, produit par le coeur; χολη ou bile jaune, produite par le foie; μελανχολη ou bile noire, produite par la rate; et φλεγμα ou phlegme, produit par le cerveau. On lui attribue la rédaction d'un serment que tous les hommes professant la médecine s'engagent à respecter. Ce serment a été répété pendant 1500 ans, mais ne l'est plus aujourd'hui, ce qui est la marque d'un très grand changement éthique :

« Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivant : je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »
« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; de la même manière, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté. Je ne pratiquerai pas l'opération de la pierre, mais laisserai ce soin à ceux qui en ont la pratique. Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »
« Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire. »

Les Grecs utilisent une pendule à eau, qui mesure l'écoulement de l'eau d'un réservoir, pour mesurer le temps.

~390 av JC  Platon (427 - 347) réunit les théories développées par Socrate, mais jamais mises par écrit. Il écrit que le monde tel que nous le comprenons est une projection de la Réalité, auquel nous avons accès par conséquent indirectement. Cela le mène à rechercher des principes universels (archétypes) pour décrire la Réalité, incluant les formes biologiques et les espèces vivantes. Cela correspond au développement de la science pythagoricienne et place l'étude des mathématiques comme fondement de la philosophie. Parmi les nombreuses choses pour lesquelles on se souvient de lui, vient son idée qu'il existe deux mondes. Le monde que l'on voit n'est qu'un reflet, une image imparfaite du monde réel, transitoire qui va s'altérer. Le monde réel que l'on ne peut voir directement, est bon, parfait, éternel, stable et constant. En cela, Platon réconcilie Parménide et Héraclite, d'une manière différente de celle choisie par les Atomistes. Dans le Monde Réel, il n'y a pas manifestement de variation ou de changement, ni besoin d'aucun, car tous les organismes présents, les Archétypes, sont parfaits. Les variations que l'on peut constater chez certains organismes sont dues au fait qu'ils sont des copies imparfaites des véritables Archétypes du Monde Réel.

~390 av JC  Aristote (Stagire 384 - Chalcis 322), l'un des élèves les plus célèbres de Platon, a créé les premières règles sérieuses de la logique, que nous connaissons actuellement comme la logique du premier ordre. Elle est à la base de toutes les méthodologies hypothético-déductives. La logique dérive de la géométrie. Le principe d'exclusion (ceci ou cela, et non les deux ensemble) signifie simplement que l'on ne peut avoir deux solides en même à la même place. Aristote définit dix catégories nécessaires à la connaissance : en latin essentia, quantitas, qualitas, ad aliquid, situs, habitus, locus, tempus, agere, pati). Les classes correspondantesseront gardées jusqu'à leur redéfinition par Emmanuel Kant au 18ème siècle. Aristote regroupe 500 espèces d'animaux en 8 classes. En terme d'organisation de l'Univers, Aristote soutient que la Terre est en même temps le centre de l'univers, et comme Empédocle, l'un des quatre éléments primordiaux. La Terre est ronde. C'est la première sphère, entourée par des sphères d'eau, d'air et de feu, dans cet ordre, à une place qui leur est propre (ce qui rappelle Anaximandre, avec des sphères à la place de cylindres). Cet ordre suit le raisonnement d'Anaximène basé sur le fait qu'une motte de terre jetée retombe toujours, comme le fait la pluie, alors que les flammes du feu s'élèvent toujours vers leur sphère. Les relations harmonieuses et interdépendantes de ces sphères sont inspirées de Platon, elles peuvent être perçues comme une musique céleste : la musique des sphères. Au-dessus du feu, se trouve la Lune, et cette sphère délimite une matière d'un genre différent. Au-delà de la Lune, on trouve le Soleil, les planètes et les étoiles, qui tournent autour de la Terre journellement, selon une orbite inclinée complexe. Toute la matière à l'intérieur de l'orbite de la Lune est différente de celle au-delà.
Rappelant les idées de Platon, la théorie d'Aristote affirme que la matière terrestre pourrit et est éphémère, alors que la matière céleste, l'éther, est constante et éternelle. Cette idée a été par la suite empruntée et intégrée dans la plupart des croyances chrétiennes, comme la localisation du Paradis. Elle a ainsi a été importante plus tard dans le rejet de Copernic et de Kepler comme hérétiques, puisque qu'ils disaient que la Terre était simplement "une autre planète" tournant autour du soleil. Les implications d'un système solaire central n'étaient pas du tout rassurantes pour les chrétiens du Moyen-Age qui pensaient que le paradis était le lieu dans les cieux ou iraient les chrétiens victimes de la peste après leur mort. Pour preuve de cette idée d'une Terre ronde, Aristote cite des exemples de faits comme le fait que les bateaux disparaissent de l'horizon, le mât en dernier, comme s'ils voguaient sur une courbe. Héraclide du Pont (388 -315), un autre élève de Platon, est un des premiers à avoir dit que l'apparente rotation journalière des corps célestes n'était pas due à leur mouvement, mais plutôt à la rotation de la Terre sur elle-même autour de son axe. Il a également dit que Vénus et Mercure tournaient autour du Soleil et pas de la Terre. Ces idées ne furent pas bien acceptées des gens qui pensaient que le bas était "en bas" et non "au centre", pourtant ces deux découvertes constituèrent une étape importante vers la théorie Copernicienne.
La pluie est mesurée en Inde sur une base régulière. Le fer est utilisé comme matériau de base en Chine. Les astronomes chinois décrivent 115 étoiles et 28 constellations et donnent leur coordonnées.

332 av JC  Alexandre le Grand se fait proclamer Pharaon d'Egypte à Memphis. Il se peut que ce soit en raison des honneurs divins que ce couronnement donnaient. Mais la loi Perse en Egypte, en étrange contradiction avec les traitements Perses de la plupart des autres pays conquis, était oppressive et désacralisait les sanctuaires sacrés. Aussi, l'image populaire d'Alexandre accueilli comme libérateur de l'Egypte, même si Arrien limite la "cordialité" au gouverneur égyptien Mazaces, est assez vraisemblable. Toute l'Egypte tombe aux mains d'Alexandre sans résistance.

331 av JC  Alexandre revient d'un circuit de 1100 km en Lybie, ou il consulte l'oracle de Siwa. Il lui aurit dit qu'il fonderait Alexandrie sur la côte égyptienne, la future métropole du monde hellénistique (bien qu'Arrien et Plutarque s'accordent pour dire qu'Alexandrie a été fondée avant l'épisode de Siwa). Toutes nos sources disent qu'après être devenu le maître de l'Egypte, Alexandre ressentit le besoin urgent ("πόθος") de consulter l'oracle de Siwa. L'oasis de Siwa était alors appelée Ammonium ou Ammon, ses habitants les Hammonii (Ammonites). L'oracle était considéré comme l'un des trois grands oracles du monde ancien, avec Delphes et Dodone en Grèce. Les prêtres de ces oracles restaient en contact les uns avec les autres. Ce contact était particulièrement précieux pour les prêtres de Siwa lors du règne oppressif des Perses. Selon la vision polythéiste, il était naturel de considérer Ammon d'Egypte, le grec Zeus ou le romain Jupiter comme un même Dieu. Le Halas ammoniakôn  (ἁλας άμμονιακῶν chlorure d'ammonium), qui bien plus tard jouera un rôle si important en reliant la chimie minérale et la chimie organique, est découvert au temple de Zeus Ammon en Lybie.

~ 330 av JC  Théophraste (Erèse, 372 - 287) décrit plus de 550 plantes dans un traité qui sera recopié par de nombreuses générations jusqu'à l'invention de l'imprimerie en Europe. L'explorateur grec Pythéas de Phocée (Marseille) atteint la Bretagne.

~ 325 av JC  Alexandre le Grand, envoie son amiral, Néarque, explorer l'Océan Indien, le Golfe Persique et l'Euphrate. Les conquêtes d'Alexandre apportent beaucoup au monde connu sous la domination grecque, incluant l'introduction de la langue grecque, de la pensée et de la philosophie dans des lieux où elles étaient encore inconnues.

~ 320 av JC  Aristote affirme que le mâle fournit la forme et la femelle la matière lors de la reproduction. Son système de classification qui sépare les animaux des plantes a profondément influencé le cours de la biologie. Il inclut ce qui sera appelé plus tard en latin Scala naturae. Il affirme que tous les organismes sont organisés selon une hiérarchie allant du moins complexe au plus complexe, comme les barreaux d'une échelle sans espace libre, sans possibilité de mouvement ou de changement, chaque espace étant rempli. Cette idée fut également empruntée par les premiers Chrétiens pour remplacer le concept ancien hébraïque "Que la Terre produise". Nos termes techniques actuels "genre" et "espèces" sont des traductions latines des mots grecs utilisés pour la première fois par Aristote. Aristote pense que les pangènes, particules représentatives des divers organes, passent de ces organes aux éléments reproducteurs (quels qu'ils soient) et transmettent leurs caractéristiques propres au petit enfant préformé qui grandit dans la mère. Cette croyance est défendue (en particulier par Charles Bonnet) jusqu'après Darwin. Elle donne souvent lieu à des explications folkloriques très intéressantes sur les taches de naissance ou les défauts anatomiques, ridiculisées à juste titre par Maupertuis. Aristote suppose soit que l'embryon grandit à partir d'un enfant préformé soit se développe à partir d'éléments indifférenciés (pas de parties distinctes du corps) vers un embryon différencié. Cette supposition mena à 2000 ans de débats et de controverses. Praxagore de Cos découvre la différence entre artères et veines.

~ 300 av JC  Dioclès de Caryste (? - 293) écrit un livre qui fait avancer les connaissances en anatomie. Il essaie de comprendre les liens de causalité entre symptôme et maladie, tentative qui sera reprise par Praxagore de Cos, qui établit l'importance du diagnostic du pouls. Epicure (341-270) développe la théorie des Atomistes. Une partie de ses travaux est résumée dans le Livre X de Diogène Laërce. Epicure ne développe pas réellement le travail de Leucippe et de Démocrite mais au contraire fait un retour en arrière. Au lieu de proposer que le mouvement des atomes est symétrique dans son principe (c'est à dire sans direction préférée), il suggère qu'ils suivent une direction préférée du "haut" vers le "bas", comme la pluie. Cela l'oblige à ajouter le principe d'une sorte de choc (πνηγη)  pour qu'ils s'entrechoquent et communiquent entre eux.

~ 290 av JC  Euclide d'Alexandrie (325 - 265) écrit son Optique, qui est le premier travail grec sur la perspective. Euclide écrit aussi les livres suivants qui ont survécu : "Données" (comportant 94 propositions), qui cherche quelles propriétés de figures on peut déduire quand d'autres propriétés sont connues ; "Sur la division" qui recherche les constructions pour diviser une figure en deux parties faites de surfaces ayant un rapport donné ; "Phénomènes" qui est une introduction élémentaire sur l'astronomie mathématique et donne des réponses sur l'heure à laquelle les étoiles dans certaines positions vont se lever et se coucher. Les livres suivants d'Euclide ont tous été perdus : "Surface Loci" (deux livres), "Porismes" (trois livres comportant selon Pappus, 171 théorèmes et 38 lemmes) Coniques" (quatre livres), "Le livre des paradoxes" et "Éléments de Musique".

~ 265 av JC  Premier contact des Romains avec la médecine grecque par l'intermédiaire de prisonniers de guerre.

263 av JC  Des voyageurs en provenance de Sicile apportent le cadran solaire à Rome, où il est exposé au Forum.

~ 260 av JC  Archimède de Syracuse (287 - 212) applique la méthode d'exhaustion (la quadrature en est un exemple), qui est la première forme d'intégration, pour obtenir une série complète de résultats mathématiques importants. Il donne aussi une approximation exacte de π, montrant que la valeur exacte se situe entre 310/71 et 31/7. Il obtient ce résultat en circonscrivant et en inscrivant un cercle avec des polygones réguliers à 96 côtés. Il montre qu'il peut évaluer précisément les racines carréεs. Il invente un système pour représenter les grands nombres. En mécanique, Archimède découvre des théorèmes fondamentaux concernant le centre de gravité des figures plates et des solides. Dans "Le traité des corps flottants", Archimède pose les principes de base de l'hydrostatique. On trouve dans ce traité son théorème le plus connu donnant le poids d'un corps plongé dans un liquide, appelé "Principe d'Archimède". Il étudie également la stabilité de divers corps flottants de forme et de gravité différentes.

~240 av JC  Eratosthène de Cyrène (de descendance grecque ou chaldéenne) (~276-194) suggère que la Terre tourne autour du soleil et esquisse l'itinéraire du Nil. Il note qu'à l'équinoxe du printemps et de l'automne, le soleil au zénith est exactement au-dessus des habitants du Haut Nil (Sud), mais pas à Alexandrie, au nord de l'Egypte. Là, le soleil est à un angle de 7% avec la verticale. Comme cela représente 1/50 de 360°, il calcule que la distance entre Alexandrie et le Haut Nil, qui était connue, représente également 1/50 de la circonférence de la Terre. Ses calculs se révèlent très proches des calculs actuels : le diamètre ainsi calculé diffère de 100 km de la valeur actuellement acceptée du diamètre de la Terre. Ainsi, non seulement la Terre est ronde, mais on peut mesurer sa circonférence. Cela ne fut pas accepté pendant des siècles. Pendant plusieurs dizaines d'années, Erathosthène sera directeur de la grande bibliothèque d'Alexandrie.

~220 av JC Appolonius de Pergame (Pergame, 265 - Alexandrie 170), postule que les planètes tournent autour du soleil et le soleil tourne autour de la Terre. On pense qu'Appolonius est l'inventeur du système des cercles excentriques et des épicycles, très utilisés par Hipparque de Nicée. Il rédige aussi un traité monumental sur les sections coniques "Des coniques". Dans ce traité, le terme d'ellipse est utilisé pour la première fois.

~ 220 av JC Sous la dynastie Han, les mathématiques, venant peut-être d'Inde, se développent rapidement en Chine. Cette science sera vite oubliée et sera remplacée par l'étude du comportement individuel du citoyen dans l'Empire plutôt que la culture et la connaissance (développement de la doctrine confucianiste à la place de la Science et de la Philosophie).

~ 200 av JC Marcus Porcius Caton (234 - 149) publie un traité sur les techniques agriculturales "De l'Agriculture". L'utilisation des roues dentées mène à l'invention de la roue à eau tirée par des bœufs pour l'irrigation.

~ 160 av JC  Le premier occidental à avoir expliquer l'emploi thérapeutique des sangsues est Νίκανδρος ὁ Κολοφώνιος Nicandre de Colophon (Clarus, près de Colophon 200 - 130) dans son poème médical,  , Αλεξιφάρμακ Alexifarmaka. Nicandre étudie les poisons en général, analyse 19 poisons particuliers (8 de type animal et 11 de type végétal) et énumére les remèdes appropriés. Il écrira par la suite de nombreux livres, en particulier sur la médecine et les animaux.

159 av JC  La première horloge à eau (clepsydre) est exposée à Rome.

~ 140 av JC  Hipparque de Nicée (190 - 125) fait des découvertes importantes en astronomie et invente la trigonométrie. Il crée le premier catalogue d'étoiles, indiquant leur brillance et leur position. Il découvre aussi la précession des équinoxes en comparant les observations des étoiles faites à des années différentes et note que les étoiles se déplacent vers l'Est. Il explique ces faits par un lent décalage de l'équinoxe. Cratès de Mallos construit son grand globe terrestre.

124 av JC  Le recrutement de personnel administratif en Chine est mené dans un esprit de compétition national. Les candidats sont supposés avoir une connaissance exhaustive des textes fondamentaux (textes ayant trait au comportement et aux règles sociales, incluant une formalisation de l'Art, mais sans Science quelle qu'elle soit). Cet intéressant système "démocratique" durera deux millénaires et maintiendra un modèle rigide du comportement pendant toute cette période, empêchant l'accès à la Science, à cause du contenu des épreuves.

~ 100 av JC  Les Romains pensent que les juments peuvent être fécondées par le vent.

~ 70 av JC  Lucrèce (99 - 55) développe la théorie des atomes dans son De Rerum Natura et l'utilise pour expliquer la réalité. Il reprend, sous le nom de clinamen l'erreur d'Épicure, qui pensait nécessaire l'action d'un accident moteur pour rendre compte de l'interaction des atomes.

63 av JC  A la suite des batailles et des conquêtes de Pompée, la loi romaine s'impose presque partout dans le monde occidental.

1er janvier 45 av JC  Sur les conseils d'un astronome d'Alexandrie, Jules César décide de corriger le problème du nombre non entier de jours dans l'année en ajoutant au calendrier un jour tous les quatre ans. Il a toujours été difficile pour les hommes de concevoir un calendrier correct précis parce que l'année solaire ne comporte pas exactement 365 jours et le mois lunaire ne fait pas exactement 29 jours. Cela permettra de reconstituer les 365,25 jours d'une année normale.

~An 0-1242  L'ére chrétienne commence avec l'expansion d'une secte dérivée d'une secte israélite prosélyte (les Esséniens) fondée sur les paroles du prophète Isaïe, parmi des hommes libres mais aussi des esclaves. Cette religion aura un impact décisif dans le développement de la Science par son rôle de transmission et d'interprétation des connaissances grecques, à sa façon. La plus importante contribution de cette religion à la science est peut-être l'importance donnée à l'universalité de la connaissance et le besoin de l'étendre au monde entier (toujours vrai de nos jours).

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Antoine Danchin © 2000