nanjing
陈阵缓缓地跟在老人的身旁,他想,都说末代皇帝最痛苦,然而,末代游牧老人更痛苦,万年原始草原的没落,要比千年百年王朝的 覆灭更加令人难以接受。

Chen Zhen suivait le vieil homme en silence. Tout le monde parle de la douleur du dernier empereur, pensait-il, mais celle du dernier pasteur de la derniière génération est plus grande. Le régime impérial a duré deux millénaires le déclin de la steppe vieille de dizaines de milliers d'années est encore plus inacceptable.

狼图腾
Le Totem du Loup

姜戎  (呂嘉民)
Jiang Rong (Lü Jiamin)


Table des Matières

Nankin 南京, 1965-1996

Ce texte est paru dans Culture: Diversité et coexistence dans le dialogue Chine-Occident Yilin Press 1998

1965. Un an après la réouverture des relations diplomatiques entre la France et la Chine, j'ai atteint Pékin par le transmongolien, avec un groupe d'élèves de l'Ecole Normale Supérieure. L'archicube Georges Pompidou était alors Premier Ministre, et il avait trouvé naturel de permettre un voyage d'études à ses jeunes camarades, dont deux étaient déjà sinisants ou sinologues (l'un est aujourd'hui professeur au Collège de France, et l'autre, Paul Bady, après avoir été à l'ambassade de France à Pékin, a été le traducteur de Gens de Pékin, de Lao She 老舍). Nous devions analyser, au cours d'un voyage de cinq semaines, ce que nous pouvions comprendre de l'économie, de la politique et de la civilisation chinoise qui commençait à se réouvrir au monde. Partant d'Irkoutsk, où nous étions parvenus par avion, après un séjour à Moscou où nous avions fait l'expérience de la surveillance quotidienne au delà du rideau de fer (et du racisme ordinaire anti-asiatique de l'Union Soviétique), nous étions parvenus à Pékin via Ulaan Baator (traversée de deux systèmes communistes fort différents, comme on pouvait le constater au moment du changement nocturne des boggies des trains au passage de la frontière entre la Mongolie Extérieure et la Mongolie Intérieure (chinoise)). Nous avions ainsi voyagé, principalement en train, au Nord-Est de la Chine : Pékin, Shanghai, Hangzhou, Suzhou, Nankin, Pékin. A Pékin ce fut une rencontre spectaculaire avec un André Malraux en verve qui nous décrivit en présence de Lucien Paye, l'ambassadeur de France (si je me souviens bien), la chute au petit matin des palissades qui entouraient les villages de yourtes mongoles avec les hommes lançant leurs chevaux au grand galop dans la steppe…

Contraste entre pauvreté, uniformité, discours unique des traducteurs à la langue de bois, et la réalité des communes populaires (je me souviens d'un secrétaire de commune, taoïste visiblement, aux ongles immenses), la liberté de déplacement, infiniment plus grande en apparence qu'en Union Soviétique, qui fit que je me perdis dans une montagne près de Hangzhou, en chassant les papillons (j'étais donc entré en Chine avec un énorme flacon de cyanure de potassium, ce qui paraît impensable aujourd'hui.)

Contraste aussi entre le discours établi par la langue de bois, occidentale cette fois, et la réalité chinoise : il ne devait pas y avoir d'amoureux en Chine. Et en effet notre guide-traducteur à qui l'on avait demandé s'il songeait à se marier, nous avait répondu : "Je conserve mes forces pour l'édification du socialisme". Mais combien de couples d'amoureux avons nous pu voir, le soir, autour du poétique Lac de l'Ouest à Hangzhou ! Il est vrai que les contacts avec la population chinoise nous étaient interdits, et je me souviens encore du regard nostalgique, presque désespéré d'une exquise danseuse de ballet à Shanghaï, qui m'avait fait comprendre qu'il nous était tout à fait impossible même de nous adresser quelques mots…

Contraste aussi entre les idées reçues et la réalité politique : les maoïstes sont revenus anticommunistes, et je suis revenu fort impressionné par l'intérêt de beaucoup d'aspects anarcho-syndicalistes de la construction politique et économique des communes populaires, et par l'opposition énorme avec la Russie soviétique qui paraissait tristement stalinienne. Ce pays était d'ailleurs clairement identifié par nos hôtes comme traître à la cause chinoise, et même à l'internationale communiste. En effet, la Russie s'était comportée avec la Chine comme les communistes orthodoxes avec les anarcho-syndicalistes espagnols à Barcelone... En particulier, le discours économique et le discours de politique étrangère de nos hôtes (nous avions eu la chance d'avoir des exposés techniques par des membres haut placés dans la hiérarchie politique chinoise du moment) ne paraissaient pas absurde dans un pays immense qu'il fallait bien nourrir et vêtir d'abord, avant de songer au surplus ou à la liberté : peut-on être libre quand on est esclave de son ventre ? Il était fascinant de voir ce pays qui cherchait à sortir définitivement de la famine récurrente, et du rejet par la communauté internationale, et qui, face à la masse bien trop importante d'étudiants qui allaient se trouver bientôt sans emplois qualifiés (cela nous avait pratiquement été dit explicitement au cours de notre rencontre avec des étudiants et des enseignants de l'Université de Pékin, Bei Da) ne savait que faire et devait d'ailleurs sombrer l'année suivante dans la terreur de la Révolution Culturelle.

1974. De façon accidentelle, des poèmes que j'avais écrits sous la forme transposée de Quatrains à la manière T'ang, et dont certains avaient été traduits en chinois par un collègue chinois du laboratoire que je fréquentais, se virent publiés dans un numéro de la revue Change, dont le thème était la traduction. Dans ce même numéro j'écrivais par ailleurs un article sur le concept de traduction en biologie moléculaire (Règles de réécriture en biologie moléculaire). Et j'abordais le concept d'intrication de niveaux d'expression au cours des règles de réécriture du message héréditaire, en mettant l'accent sur la métaphore alphabétique qui consacre l'idée de programme écrit de manière alphabétique pour la génétique moléculaire. Ici, tout à fait exceptionnellement, se mêlaient donc deux faces de mon activité, dominée aussi bien par la raison poétique que par la raison scientifique. La Chine était le terrain rêvé pour que poésie et science se croisent et se complètent.

1975. Mon ami Jean Marie Benoist, aujourd'hui disparu, me demande de faire une conférence au séminaire de Claude Lévi-Strauss. J'y présente un conte africain qui me sert à illustrer le fait que l'organisation cérébrale est créatrice, au sens le plus fort, et que la pensée, par conséquent ne peut être représentée par une image mécaniste (ce qui revient à dire que le déterminé n'est pas le prévisible). C'est le début d'une réflexion sur le langage où apparaît de façon essentielle la fonction particulière jouée par l'organisation linéaire alphabétique des textes écrits.

1990. Préparation de la rencontre de Canton. Passage par Pékin où je me déplace à vélo. La ville que j'ai connue a presque disparu — et pourtant je ne suis pas encore très vieux — elle est transformée, enrichie, mais elle a aussi détruit bien des signes de son passé pourtant glorieux, oubliant ainsi l'histoire des hommes qui ont fait ce pays, la Chine. Immenses avenues, peu d'automobiles, mais beaucoup de bicyclettes — louées près de l'hôtel de l'Amitié et abondamment utilisées, même pour de lointains rendez-vous — et partout explosion d'une prospérité tapageuse. Canton, ville du Sud est tropicale, fourmillante, prospère, beaucoup moins aérée que Pékin, sauf bien sûr dans le campus de l'Université Zhong Shan, où nous logeons dans le luxe du merveilleux bâtiment, "Black Stone", que nous a réservé le professeur He Zhao Fa. Là je suis sollicité pour une première conférence où je détaille les raisons de la pérennité de la science en Occident, et, selon moi les raisons de son succès, fondé sur la Méthode Critique Générative. C'est au cours de discussions que nous avons eues avec les professeurs He Zhao Fa, Hou Shu Wei, et Wang Bin que m'est venue l'idée de mettre l'accent sur le rôle particulier de la structure alphabétique de nos langues écrites dans la création scientifique.

1991. Rencontre de Canton. Ici je propose une analyse critique de l'Occident, perçu comme le résultat de la superposition de plusieurs héritages, l'héritage des trois fonctions de Dumézil (le prêtre, le laboureur et le soldat), et l'héritage grec, où la fonction centrale est celle du philosophe qui ne sait réaliser que des modèles d'un monde muet pour lui. De nombreuses discussions avec le philosophe analytique Steven Lukes et Wang Bin amènent à préciser peu à peu ce point de vue, publié en anglais dans une revue française, et en chinois (traduit par le Professeur Wang Bin, Department of Foreign Languages). Ces deux traditions permettent à la fois la création continue du savoir, fondée sur la modestie du doute (curieusement c'est de l'impuissance à connaître le monde que naît l'aspect génératif de la succession des modèles de la science, grâce à l'aller et retour constant entre la réalité et son modèle), et le pouvoir totalitaire du savoir-faire, qui, par ses succès, envahit la terre entière, sans le moins du monde s'interroger sur leurs implications.

1993. Séminaire itinérant de la route de la soie. Canton s'enrichit encore, mais la vision d'un accident mortel sur la route du fort de Dongguan nous montre que la valeur de la vie d'un individu demeure ici faible devant le fourmillement intense de l'activité explosive de tous. Deux morts abandonnés sous la pluie battante, sans que personne ne semble s'en soucier. Plus tard un reste — symétrique — des pratiques de la révolution culturelle dans le harcèlement d'un ancien garde rouge par ceux qui nous accompagnaient. Visites d'instituts et d'usines comme en … 1965 ! Puis les merveilles de Xi'An, Dunhuang, Turfan, un voyage en train où la fatigue est propice à l'abandon de ses stéréotypes et donc à la réflexion, visible en particulier au cours de nos conférences quotidiennes. Il est dommage qu'il en reste aujourd'hui si peu de traces écrites ou photographiques. Il y avait là une matière qui rendait compte d'échanges transculturels, abondante et riche. Cela m'a conduit à reprendre l'idée soulignée par François Jullien que la Chine évalue d'abord la propension des choses avant de se décider à l'action. Ce thème sera repris au cours de la clôture du voyage, à Pékin, déjà visiblement enrichi (on voit de nombreux taxis jaunes) depuis deux années que je n'y suis venu.

1996. Et aujourd'hui ? Après avoir parcouru bien des endroits du monde, vécu et cultivé dans la brousse africaine, écouté bien des hommes et vécu comme eux, marché dans le désert et navigué, j'ai été de plus en plus frappé par l'existence permanente d'un éternel retour, d'une part, et d'une absolue nouveauté, d'autre part. La création est postérieure au monde. Et, curieusement, c'est ce à quoi conduit la réflexion à propos de ce qui constitue le cœur de la vie et, de façon plus surprenante, la théorie des nombres entiers. Et je vais tenter de montrer que cet universel, bien antérieur à l'homme, et présent dans toutes les formes de vie, loin d'exclure la raison poétique, est, parce qu'il est créateur, totalement opposé à la vision des automates du XVIIIe siècle, au mécanisme. Et, pour moi, cela signifie que la raison scientifique, loin de s'opposer à la raison poétique, est conformément à sa nature d'indifférence à la morale et à l'esthétique en raison de son caractère froidement universel, un élément essentiel de toute construction, qu'elle soit poétique ou antipoétique. Elle est ce qu'on en fait.

La Science comme degré zéro de la communication

La Science représente un moyen universel de communication : les lois qui permettent d'envoyer des satellites autour de la Terre sont les mêmes en Occident aussi bien qu'en Chine. Mais cette universalité de la Science, loin d'être un ferment d'uniformité, nous apprend la nécessité de la diversité, que ce soit a priori ou a posteriori. Car elle ne peut produire que des modèles du monde, sans avoir accès directement à sa vérité. Et que, produisant ces modèles, elle change le monde, pour le transformer sans cesse en un lieu où la magie de la création peut se donner libre cours.

La technique, et plus spécialement ses produits, ne sont pas universels. Ou plus exactement, ils ne devraient pas l'être dans un monde assez divers pour espérer un futur. Mais si la Science n'implique ni ne conduit à l'uniformité (l'inspiration des modèles ne peut être riche que si les sources d'inspiration sont nombreuses), la technique tend à standardiser, à se répandre et à uniformiser les choses par son succès même.

Voici un exemple dans lequel se combinent la science et la haute technologie, où l'on voit la puissance d'un modèle du vivant, et l'universalité d'une technique. Cet exemple illustre de façon concrète le résultat d'une métaphore, qui a donné lieu à un modèle de l'hérédité, la métaphore alphabétique de l'hérédité. Il s'agit d'une représentation qui est très difficile à comprendre par tous ceux qui ne sont pas habitués à l'usage de l'alphabet écrit pour transcrire une langue parlée. Et cela va nous amener à toute une série de questions, particulièrement visibles en Chine, où l'alphabet n'est pas d'un usage courant, puisque l'écriture y est idéogrammatique. Et cette illustration met en avant les progrès les plus récents, et du savoir, et de la technologie, puisqu'elle combine la génétique, le génie génétique, la métaphore alphabétique de l'hérédité et… l'Internet. Voici l'histoire. Il s'agit de l'éradication de la variole. En 1977, l'Organisation Mondiale de la Santé déclarait que le dernier cas "spontané" de variole ayant été identifié en Afrique de l'Est quelques années auparavant, on pouvait considérer que la maladie était virtuellement éradiquée. Parce que le virus ne peut se transmettre que d'homme à homme l'éradication permettait de décider, à terme, d'arrêter les programmes de vaccination. Il restait cependant trois ou quatre endroits dans le monde où l'on faisait la culture du virus pour les besoins de la recherche, en Union Soviétique, aux Etats Unis et en Angleterre. Ces lieux pouvaient donc être considérés comme très dangereux puisqu'ils pouvaient devenir sources d'une nouvelle épidémie. Et, de fait en 1982, un accident mortel en Angleterre démontra le danger potentiel de ces centres de référence. Il fut donc décidé que les stocks de virus vivants devaient être détruits rapidement. Mais un certain nombre de chercheurs mirent en avant la nécessité de connaître le plus possible ces virus avant de les détruire. Et, comme cela se passait très récemment, à un moment où il est possible de déchiffrer le texte des génomes, ils proposèrent que la séquence du génome du virus de la variole soit déterminée.

Qu'est ce que la séquence d'un génome ? L'autonomie des êtres vivants suppose la transmission de génération en génération d'une mémoire héréditaire sous la forme de molécules géantes, des Acides DésoxyriboNucléiques, faits de la répétition de quatre motifs de base, appelés nucléotides, selon un enchaînement semblable à celui d'un texte alphabétique. C'est cet enchaînement qu'on appelle la séquence de l'ADN, ou du génome. L'ensemble des règles fixées par la séquence de l'ADN, exprimées dans un contexte approprié — pour un virus c'est une cellule vivante — suffit à décider de leur survie et de leur reproduction. Pour constituer un organisme vivant, ce texte analogue à un programme ou un livre de recettes, doit être exprimé sous forme de molécules de classes chimiquement différentes, permettant le fonctionnement du métabolisme (c'est à dire l'ensemble des transformations chimiques qui à partir de l'environnement permettent d'édifier la cellule) et de la compartimentation entre un milieu intérieur et un milieu extérieur (fabrication de membranes et de peaux). Les réactions chimiques sont accélérées et rendues spécifiques par des macromolécules d'une classe différente de celle des acides nucléiques, les protéines. Celles-ci sont aussi un enchaînement linéaire, mais de vingt motifs de base et non plus de quatre, les acides aminés, et le fil correspondant se replie dans l'espace de façon à former une architecture spécifique de chaque séquence d'acides aminés, et responsable de la fonction.

Les règles de réécriture du programme génétique (transcription et traduction locale des unités permettant la réalisation fonctionnelle du programme, les gènes), imposent, à partir de la mémoire que constitue l'ADN, la structure des effecteurs du métabolisme. Elles sont totalement incluses dans la suite (appelée séquence) des nucléotides et des acides aminés qui leur correspondent. Mais, loin de se comporter comme une simple suite de nucléotides enchaînés qu'on pourrait comparer à une suite au hasard, tout ADN reflète une histoire qui a pris en compte toutes sortes de contraintes et d'explorations de l'environnement. L'histoire reflète à la fois les contraintes de l'origine, et celles des fonctions acquises au cours de l'hisotoire. La récursivité qui a permis la genèse des êtres vivants actuels à partir d'un ancêtre commun provient de ce que c'est toujours le même mécanisme d'expression génétique qui conduit à la reproduction des individus de façon (presque) identique de génération en génération. En conséquence il n'est pas possible, comme cela a parfois été fait, de considérer l'information contenue dans la suite des nucléotides simplement par la probabilité de présence d'une certaine lettre à une certaine position, l'information à la Shannon. L'histoire doit se refléter par le sens des suites en question, obtenu par l'application de la récursivité du système de reproduction au cours d'un nombre immense de générations, le tout étant contrôlé par la sélection la plus brutale, celle de l'existence (seuls les individus qui ont une durée de vie assez longue se sont reproduits). Ce mode de construction s'apparente à celui de la lecture d'un programme dans une machine, placée dans un environnement donné. Et il existe une abondante littérature, qui montre que ce mode de construction (programme symbolique linéaire, machine et données) a la propriété de créer des situations totalement inattendues. Ces structures sont donc au sens le plus profond, créatrices.

Mais à mon sens, déterminer la séquence du génome du virus de la variole (un texte de 250 000 lettres environ) était une grande faute, une sorte de péché contre l'humanité. Car les séquences ont une autre propriété, qui nous permet de revenir au cas de la variole : elles sont très "contagieuses", en ce sens qu'il est facile de les propager, simplement en recopiant le texte, d'un endroit à l'autre du monde. C'est ainsi que la séquence du génome du virus de la variole transite aujourd'hui par l'Internet. Il s'agit là de beaucoup plus qu'une anecdote, car si la séquence n'est pas contagieuse en soi, il est possible, même si c'est fort heureusement très difficile, de reconstruire le virus à partir de la séquence de son génome, grâce aux techniques du génie génétique*. Nous avons donc là l'illustration des méfaits de l'uniformisation de la technique, couplée à la véritable magie de la science. Nous n'avons donc plus éradiqué la variole.

Et ce qui est à remarquer ici, c'est que la genèse de l'image alphabétique de l'hérédité, demandait qu'elle fût développée au sein de civilisations qui ont développé l'alphabet. La question se pose donc de savoir si elle aurait pu naître en Chine. Il me semble que non. Mais, tout à l'opposé, je crois que l'usage d'idéogrammes doit permettre plus facilement de créer des modèles où une métaphore idéogrammatique serait la métaphore efficace. C'est pour moi un argument supplémentaire pour justifier non l'uniformisation mais la diversité des civilisations, et de leurs moyens d'expression.



* Cela a été réalisé vingt ans plus tard, en 2017, confirmant ainsi mes craintes.