UK
 
Kom Ombo
  Oὐδὲν χρῆμα μάτην γίνεται ἀλλα πάντα ἐκ λόγου τε καὶ ὑπ᾽ ἀνάγκης

ΛΕΥΚΙΠΠΟΣ

 
 

Ajout ou modification la plus récente

Si votre fournisseur le permet
Traduction automatique :
langues autres que l'anglais

 
  Ce site est multilingue, et pour permettre de lire tous les caractères, prière de régler votre navigateur sur charset utf-8  

Destruction créatrice 

Les gènes du démon de Maxwell

Serons-nous capables de reconstruire et de synthétiser la vie ?
Ce site apporte des questions et des réponses inattendues, aussi bien que des nouvelles, en particulier sur les épidémies en cours ou à venir...

Pour s'y retrouver, utiliser le PLAN DU SITE ou les MENUS DÉROULANTS
Notez que les versions anglaise et française du site ne sont pas les mêmes

 

+ En guise de mise en garde : L'épilogue de La Barque de Delphes. Odile Jacob, 1998

Comme ce site traite d'information, il en contient beaucoup:
N'hésitez pas, explorez une partie du site français en tirant une page au hasard
Un article en français au hasard

Origine de la vie et bon sens : comment a-t-on pu croire que l'arsenic remplace le phosphore ?
Le métabolisme paralogue
Dernière mise à jour du génome de Bacillus subtilis

Notre représentation classique de la réalité physique repose sur quatre catégories: espace, temps, matière et énergie. Depuis plusieurs décennies, une cinquième catégorie du Réel, l'information, est systématiquement considérée comme composante essentielle de cette représentation. Les conflits entre la physique classique et la physique quantique ne peuvent être résolus en supposant l'existence de variables cachées, depuis que toutes les expériences dérivées des expériences de pensée inventées par Einstein et d'autres ont réfuté leur existence. Mais la contradiction se résout si l'on introduit l'information comme composante essentielle des phénomènes considérés. Ne serait-ce que d'un point de vue heuristique, l'information peut être considérée comme une catégorie authentique du Réel. Cela implique que l'accumulation d'information soit le fait d'instanciations concrètes de démons de Maxwell (autres que n'importe quelle des protéines décrites par Jacques Monod dans Le Hasard et la Nécessité), combinées à un processus de "destruction créatrice", concept repris récemment sous une forme subtile par Nassim Taleb sous le nom d'antifragilité.

C'est dans ce contexte que ce site est un appel à l'inventivité, mathématique en particulier, mais aussi expérimentale. L'histoire le montre : bien qu'il y ait de grands mathématiciens âgés, et même très âgés, et que leur production conceptuelle ne semble pas tarir jusqu'à leur mort, la fulgurance de l'invention du nouvel objet mathématique est liée à la jeunesse, et souvent à l'extrême jeunesse. C'est d'ailleurs une conséquence de ce qui est exposé ici comme une conjecture, celle de la création d'information de valeur (je n'ai pas trouvé pour l'instant d'autre mot). Par construction la jeunesse manque d'expérience, et manque de références approfondies. Elle tombe donc aisément dans les modes, les poncifs et les naïvetés qui réinventent la roue. Et le plus souvent elle y reste, et elle participe alors de l'image commune que donne la vieillesse. Mais ce n'est pas inévitable, et il est une tout autre voie : cette même inexpérience a la conséquence remarquable qu'elle permet de parcourir des terrains entièrement vierges, et surtout d'oser des pistes que l'expérience aurait pu faire croire fermées pour toujours. Elle donne par définition, un point de vue extérieur. La révolution copernicienne est jeune, parce que le centre du monde n'a pas encore eu le temps de s'imposer. Or je recherche ici la création d'un nouvel objet mathématique, d'une nouvelle structure, ou la réécriture dans un ordre nouveau d'objets ou de structures anciennes pour définir ce que le sens commun appelle "information", avec la connotation foncière d'information dont on a à faire quelque chose, d'information utile, ou d'information associée à une valeur.demon Le chemin qui conduit à cette quête est l'exploration d'une hypothèse, celle qui verrait les organismes vivants comme des ordinateurs capables de faire des ordinateurs (ou des Machines de Turing finies, capable de créer des Machines de Turing finies) et saurait tracer la voie des expériences nécessaires pour les reconstruire. C'est aussi celle qui comprend que la reproduction (faire une copie semblable) n'est pas la réplication (faire une copie identique), distinction centrale à l'origine de la vie. La conjecture peut paraître insensée. J'ai l'espoir qu'un lecteur saura l'explorer. Et l'intérêt de la mathématique est aussi qu'elle permet de distinguer l'intuition romantique délirante de l'intuition profonde qui résiste au long travail de la démonstration. Ce long et difficile chemin — comme celui de l'expérience — comprend que le théorème n'existe que lorsqu'il est démontré, et que c'est au décours de la démonstration qu'apparaît l'inattendu, là où se crée l'information. Et pour les organismes vivants cette voie passe par la construction expérimentale, celle qu'on nomme aujourd'hui Biologie Synthétique, et que je préfère nommer Symplectique, pour rappeler qu'elle est le signe du tissage compliqué des relations entre tous les objets qui constituent la vie.