Le Chat, Sous-espèce du Lapin

Une étude récente vient de montrer que l'ensemble des chats est inclus dans la classe lagomorphe (les lapins ne forment pas un ensemble, comme le prouvent d'autres recherches en anatomie comparée et biologie reproductive). Dans cet article, nous nous contenterons d'exposer trois propriétés communes aux deux animaux : hydrophobie, stabilité et muscagraphie. Pour la preuve complète du théorème, cf. Le chat-lapin, BUL (Bulletin de l'Union des Lagothéoriciens) n°48938987.

Par exemple, tout le monde sait que, dans l'eau, minet râle... Eh bien, le lapin aussi : à l'instar du chameau (car le chameau est aussi un lapin, mais ne nous focalisons pas sur ce résultat annexe), il constitue des réserves de graisse, dans des adipocytes particulièrement développés, pour réchauffer ses petits (on est d'ailleurs sur le point de conclure que la poule est apparentée au lapin...), pour lutter contre les froids sibériens, et, durant les pugilats lapinesques, contre son adversaire ; le lapin se graisse alors le pelage (le canard n'est-il pas un lapin ?) pour échapper aux prises les plus perfides de son opposant. L'hydrophobie du lapin nous est d'ailleurs rappelée par le fameux proverbe chinois : "Lapin tuera l'eau."

Une autre propriété importante est celle de stabilité : "un chat retombe toujours sur ses pattes". Le lapin vérifie même la condition de stabilité forte, à savoir : "un lapin tombe rarement". Point n'est besoin de rappeler que les lapins jouent statistiquement peu à chat perché.

Enfin, avez-vous déjà dicté quelques mots à un chat ? Résultat illisible : les chats écrivent comme des lapins, et réciproquement... Notons que cette propriété, dite de muscagraphie, donne lieu à des recherches plus poussées de rapprochement des lagomorphes et des diptères.

Comme annoncé, cet article ne saurait être exhaustif mais, désormais, on peut, et je dirais même, pour des raisons de commodité scientifique, il faut appeler un chat un... lapin !