Le Lapin Lapon

Le lapin lapon ? Un lapin loupé ! Le pôle, pas loin, lui pèle la peau. Pâle, lent, la plaie au pied, le polype à la lippe, l'ampoule à l'épaule, le popaul las, pilé, épilé - le lapin lapon pue. Il a la pépie, lape la pluie. Les poux laids le pompent (pas les poulets, pas l'époux laid : les poux laids). Le loup l'épie, l'appelle : il emploie l'appât, puis - plop ! - il l'empale, l'impie, le palpe et le happe. Le lapin lapon ? Un paléo-lapin ! Un lapin-lope ! Lapin lapon, pin-pon, on le plaint, l'hypo-lapin lapon.

Le lapin alpin ? On l'a peint pulpeux, huppé, le pas ample, l'élan ailé, le pet long, le poil poli, opalin. L'alpe lui est palais, Olympe ! Ah ! Les poulains, les poules, les paons, la peuplent ; le lilas pimpant, allié au peuplier, l'emplit. Poids plomb, le lapin appuie l'épais pin (pas les pépins, pas laid Pépin : l'épais pin)... et l'épais pin ploie ! Ouh là, là, pin plié ! Au lapin, plaît le lopin, lieu en paix, là-haut en l'alpe. Là, lupin. Là, lait : il le lampe. Là, pain... Lin ? Pas. Le lapin alpin pullule plein pot. Lapin est pépé ! (Et Papin hait l'épée).