Bon, ben voilà, je m'appelle officiellement Guillaume Lafon (si, si, c'est vrai), mais la plupart de mes amis m'appellent Roupoil, pour une raison que j'ignore... Bon, en fait, non, je me doute bien de la raison, mais par contre, peu de gens connaissent l'origine de ce surnom (qui date du glorieux temps de ma fin de Sup, soit l'été 1999; je me permets ici de rendre hommage à mon collègue de l'époque Julien Dallot, qui est à l'origine dudit surnom). Comme vous l'aurez compris, j'ai maintenant 27 ans (dignement fêtés dans la nouvelle ancienne K-Fêt de l'ENS à la fin du mois d'avril), je ne suis plus élève à l'École normale supérieure , mais j'y ai étudié pendant quatre ans les mathématiques (j'ai même fait un peu plus que semblant, au point de publier un petit article de recherche (cf. le bout de ma page web qui traite des maths si vous tenez vraiment à savoir de quoi il en retourne)). J'ai aussi fait un peu d'informatique pendant ma dernière année, mais bon, là, personne n'a été dupe, je préfère qu'il en reste le moins de traces possibles ;-). J'ai également occupé dans cette belle École diverses responsabilités (enfin bon, je n'étais personnellement pas très responsable), en particulier j'ai été secrétaire adjoint de l'Association des Elèves de l'Ecole Normale Supérieure (mieux connue sous le nom de Comité d'Organisation des Fêtes, ce qui me semble assez révélateur...). Le Procès Verbal de l'AG d'octobre 2004 qui se trouve sur son site est par exemple essentiellement de ma main. Je me suis aussi occupé du Club Bridge à l'École, et de Trouvères, qui s'occupe d'organiser des concerts de musique classique. J'ai ensuite quitté l'ENS mais pas l'Éducation Nationale puisque je suis devenu prof. D'abord stagiaire, ce qui signifie que je partageais mon temps entre les inénarrables cours de l'IUFM et mes cours à moi, que je donnais en classe de seconde dans un charmant lycée versaillais (la différence entre les deux types de cours, c'est qu'il y en a un où il est plus difficile de dormir qu'à l'autre, saurez-vous trouver lequel ?). J'ai ensuite eu droit au fabuleux statut de titulaire remplaçant (eh oui, pas mal, hein ?), qui m'a permis de me ballader pas mal au sein de cette chère Académie de Versailles. Bon, j'ai pas fait les pires endroits non plus, voici la liste de ce à quoi j'ai eu droit :
Bon, rien de bien passionnant a raconter. Je pense qu'il vous suffira de savoir qu'après une enfance sans histoire dans une famille catho (ben oui...), quelques années passées dans la belle ville de Tours, un bac brillamment obtenu (mention Assez Bien, ma mère ne s'en est toujours pas remise) et deux années de classes prépa dans le merveilleux Lycée Charlemagne, j'ai fini par intégrer, nul ne sait très bien comment, l'ENS de la rue d'Ulm. Jusqu'à cette date fatidique, j'étais un gentil garçon bien élevé, mais ça a bien changé depuis. En fait, je me suis à devenir quelqu'un de bien, c'est-à-dire à boire de l'alcool et à écouter de la musique (y aurait-il un lien entre les deux ?) pendant mon année de première, la dernière que j'ai passée à Tours.
L'intégration à l'ENS a naturellement occasionné de grands changements dans mon mode de vie, notamment j'ai commencé à prendre des horaires de sommeil plus raisonnables (3H-12H la plupart du temps). Le détail de ma vie "professionnelle" à l'École n'aurait rien de passionnant, la plupart des gens qui lisent ces lignes doivent me connaître suffisant pour en savoir l'essentiel, pour les autres, sachez que depuis la rentrée 2000, j'ai passé une licence, une maîtrise, un DEA et une agrégation de maths, que je m'orientais vers une carrière de chercheur en géométrie algébrique (voir la page consacrée aux maths sur ce même site pour plus de détails), et que j'ai décidé il y a trois ans de laisser tomber la recherche, ce qui s'est traduit par une absence d'inscription en thèse, et accessoirement une tentative de maîtrise d'info au semestre pour compléter ma quatrième et dernière année à l'École (nous passerons sous silence les détails scabreux qui ont accompagné cette affaire). J'ai donc rejoint les rangs des professeurs de mathématiques, métier dans lequel j'avais déjà mis un petit pied en faisant des colles au Lycée Saint-Louis depuis 2002. Pour ceux qui n'ont toujours pas compris pourquoi j'avais laissé tomber la recherche, vous trouverez peut-être des bouts de réponse dans ce texte (quand il sera écrit :-) ). En attendant, je peux vous confirmer qu'être prof, c'est assez sympa, et que je suis finalement bien content de mon choix.
J'ai eu l'occasion au milieu de mes études (du 10 décembre 2003 au 16 février 2004) de passer quelques semaines en Inde, dans le cadre d'un échange entre l'ENS et le CMI (Chennai Mathematical Institute), un institut de maths indien qui se trouve comme son nom l'indique à Chennai (anciennement Madras). Le compte-rendu des impressions que m'ont laissé ce beau pays est maintenant complet (ça a pris du temps, mais bon, il est assez conséquent), vous pouvez y accéder en cliquant ici.
Contrairement à ce que certains penseront peut-être, ce
titre n'est pas ironique, je trouve vraiment le boulot de professeur
sympa, ça a d'ailleurs toujours fait partie de ceux que j'ai envisagé
faire un jour. Pour peu qu'on aime être entouré de jeunes, ce qui est mon
cas, on peut difficilement ne pas être à son aise dans un lycée, et le
travail lui-même offre assez régulièrement des moments heureux. Bien sûr,
tout n'est pas rose non plus, et les élèves pas toujours aussi mignons que
ce que j'ai l'air de le dire, mais je jeu en vaut la chandelle. D'autant
plus qu'on a quand même une certaine liberté dans l'organisation du
travail (et des tas de vacances où on ne fout rien, comme chacun sait).
Bref, je me sens bien continuer un bon moment dans l'Éducation Nationale.
Un jour peut-être, je taperai quelques pages (voire plus) sur divers
aspects de la vie de prof, mais je mettrai plutôt ça sur ma page textes.
Pour le reste de ma vie, mes loisirs sont explorés en
détail dans le reste de cette page web; quand à ma personnalité, je ne
suis peut-être pas le mieux placé pour en parler, donc je me contenterai
de donner des informations plus ou moins cryptiques et incomplètes, sous
la forme d'une réponse au questionnaire de Proust et du contenu des
quatre fiches que j'ai remplies pour l'Annuaire des Élèves de l'ENS.
Commençons par le questionnaire (enfin, plutôt une des variantes modernes
du questionnaire, j'ai bêtement pris la première que j'ai trouvée sur le
web) : Pour les fiches annuaires, en attendant que je remette
la main sur les autres, voici celles des deux dernières années. Je
commence par celle de l'an dernier, car c'est certainement la plus
personnelle, révélatrice et tout ce que vous voudrez. Encore faudra-t-il
en comprendre les diverses allusions et énigmes... J'en profite pour caser une remarque sur le mauvais goût
dont il est question dans la citation juste au-dessus, là. Le mauvais goût
a été défini il y a un certain temps maintenant, par opposition au bon
goût (normal). Les adjectifs bon et mauvais n'ont ici aucune valeur
positive ou négative, on peut très avoir un bon mauvais goût (comme moi).
En fait, cette distinction est juste destinée à séparer l'humanité en deux
clans. D'un côté ceux qui, comme moi, préfèrent les blondes, la musique
romantique, le chocolat au lait, enfin bref tout ce qui est sucré,
écoeurant, guimauve etc... De l'autre, vous l'aurez compris, ceux qui
préfèrent les brunes, et accessoirement la musique baroque et le chocolat
noir dans l'acception classique du terme (qui a été définie en hommage aux
goûts de mon colocataire et néanmoins ami Jérôme Plût). Voilà, vous savez
tout, vous n'avez plus qu'à choisir votre camp !
Ma personnalité
Yann : Alors, quoi de neuf ?
Moi : T'inquiète pas, je gère !
Ma fiche de l'année 2005 (la dernière puisque j'ai maintenant disparu
de cette noble institution qu'est l'annuaire des élèves) est beaucoup plus
sobre (mais pas forcément de bon goût pour autant) et plus accessible à
ceux qui ne me connaissent pas déjà sur le bout des doigts...
Roupoil, tu craques ! (Baal)
Un effort surhumain (aller sur la page web des élèves de l'École) m'a
permis de retrouver ma fiche d'il y a deux ans, encore plus sobre :
Un grand joueur duque ! (Baal, K-Fêt)